Vendredi 27 janvier 2012 5 27 /01 /Jan /2012 23:02

 

Je suis trouillarde. Depuis toujours. J’entends encore ma mère dire à qui voulait l’entendre, d’aussi loin que je me souvienne, que j’avais même peur de mon ombre. Et tout le monde riait. Mais tout le monde n’avait pas à vivre avec mon ombre.
On n’imagine pas ce que c’est que vivre sous la menace permanente d’une présence trouble à ses côtés, en sachant qu’on ne peut rien y faire, qu’il est inutile de lutter, que la fin est inéluctable. Non, on n’imagine pas.
Moi je sais. Et j’ai tout tenté. En vain. J’ai même fini par admettre qu’il est impossible de se débarrasser de son ombre, sauf à vivre dans une ombre plus grande encore, mais autant s’enfermer avec ses pires cauchemars et se laisser mourir de peur.
Alors j’ai décidé de mettre un terme à cette existence de terreur sans nom.
 

Dans l’obscurité de ma chambre aux volets clos, où ne filtrait aucune lumière, temporairement débarrassée de mon double ombrageux et de l’épouvante qu’il m’inspirait, je me suis passée une corde au cou avec pour seule consolation de pouvoir mourir comme je n’avais jamais su vivre : sereine.
 

Mais c’est à ce moment-là que ma mère, alertée par le bruit, est entrée dans ma chambre en allumant la lumière, si bien que la dernière image que j’emporte dans la tombe est mon ombre gigantesque et gesticulante sur le mur, effrayante pour l’éternité.

 

 

 

 

Ecrit pour le Défi du samedi.

 

 

 

Par poupoune - Publié dans : Défi du samedi - Communauté : L'Essaim d'Esprits
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Samedi 21 janvier 2012 6 21 /01 /Jan /2012 00:26

 

Je ne m’étais pas inscrite à cette présentation parce que le sujet m’intéressait – j’ai d’ailleurs déjà oublié de quoi il était question – mais parce que pendant que j’y serais, je ne serais pas en train de me faire chier dans mon bureau et que ce serait toujours ça de pris. Quitte à se faire chier, autant le faire ailleurs de temps en temps, ça change. Et puis j’aime bien la salle où se tenaient les réjouissances. En léger contrebas de la rue, ses fenêtres sont juste à hauteur du trottoir, comme des soupiraux qui permettraient de voir sous les jupes des filles, même si la rue n’est pas assez passante pour que les filles en jupe y abondent et si, je l’avoue, mon intérêt pour leurs dessous est de toute façon fort limité, mais quand il est question de se faire chier, tout semblant de distraction est bon à prendre et je m’étais assise à la meilleure place pour avoir la vue la plus large possible sur l’extérieur.

Tout en prêtant aux intervenants une oreille vaguement attentive pour pouvoir opiner à plus ou moins bon escient, j’observais avec attention les allées et venues des rares promeneurs qui arpentaient mon bout de trottoir, et la façon dont eux-mêmes observaient notre petite assemblée incongrue de messieurs cravatés, discourant en sous-sol face à un auditoire somnolent.

Rien de tout cela ne suffisait à me tirer du profond et inéluctable ennui qui me gagnait, jusqu’à ce que le beau gosse fasse son premier passage. Dehors, pas dans la salle. Il n’a d’abord été qu’une silhouette, mais qui a retenu toute mon attention par cette impression générale de fort potentiel de séduction qu’elle m’avait faite. Et puis il est repassé, en sens inverse, confirmant l’impression d’un seul regard, plongé droit dans le mien, comme s’il n’était revenu que pour accrocher ses yeux aux miens. A partir de là, mon attention relative au débat en cours s’est totalement relâchée et je me suis exclusivement concentrée sur cette apparition inespérée du charme et de la beauté, là où je n’attendais que légère diversion dans mon ennui routinier.

J’ignore s’il me voyait bien – je n’étais jamais allée vérifier quelle visibilité on pouvait avoir de l’extérieur – mais moi je ne le quittais pas des yeux. Je ne sais pas si c’est de le voir d’en-dessous qui me le rendait plus grand, mais il me paraissait de stature exceptionnelle et même si je devinais ses traits plus que je ne les voyais vraiment (maudit reflet de l’écran sur lequel était projetée la définitivement sans intérêt présentation), je le trouvais d’une beauté à couper le souffle. Evidemment. Il fallait qu’il soit divinement beau pour rendre l’instant digne d’intérêt. Une heure déjà que je me fadais des discours qui n’arrivaient pas à capter une once de l’attention dont j’étais capable, alors ce type qui me regardait devait être parfaitement conforme à mes attentes.

J’aurais pu raisonnablement trouver des tas de bonnes raisons à sa présence devant cette fenêtre – à l’extérieur, la vitre était peut-être un miroir dans lequel il se regardait, ou alors il était laveur de carreaux, ou bien c’était une caméra cachée – mais pour les besoins de ma cause il n’était là que pour moi. Et à force de ne voir que lui, de l’imaginer si totalement craquant et de me convaincre qu’il était en arrêt devant mes irrésistibles charmes, je commençais à être légèrement excitée. Et un brin gênée, du coup, sûre que mon état d’excitation naissante sautait forcément aux yeux de quiconque les poserait sur moi - les yeux - alors, pour me calmer, j’ai vite porté mon attention sur le triste costard qui n’en finissait plus d’assommer son monde en exposant - que sais-je ? - ce qu’il avait à exposer, et ça m’a fait l’effet d’une douche froide. Ou quasi.

Une fois assurée que personne d’autre que mon inconnu à la fenêtre ne me prêtait une attention particulière, j’ai reporté mon regard sur lui. Il avait bougé. Il tenait quelque chose à la main et je n’ai pas tout de suite bien compris ce que c’était jusqu’à ce que la détonation retentisse, que la vitre vole en éclats et que ma voisine s’effondre. A ce moment-là, j’ai clairement vu le pistolet qu’il rangeait dans sa poche avant de partir en courant.

Et j’ai dû me rendre à l’évidence : ce n’était pas moi qu’il regardait, ce con. Mais je m’en fous, parce que je suis prête à parier qu’en fait, il n’était pas si beau que ça…

 

 

Par poupoune - Publié dans : poupouf - Communauté : L'Essaim d'Esprits
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Mercredi 4 janvier 2012 3 04 /01 /Jan /2012 22:52

 

J’ai la main sur la poignée de la porte. C’est indiscutable, je la vois de mes propres yeux, même si ma vue semble se troubler sous l’effet d’une étrange torpeur… J’étais pleine d’une énergie presque sauvage il n’y a pas trois minutes, mais je me sens maintenant comme éteinte. Absente. Mon regard reste fixé sur ma main, mais semble n’envoyer aucune information à mon cerveau.

J’ai la main sur la poignée de la porte. L’issue est là. Mon salut. Derrière cette porte. J’ai couru comme si je ne touchais plus terre pour l’atteindre, dans un effort qui m’a semblé inhumain à moi-même. Une force que je ne me connaissais pas m’a permis d’en dégager l’accès, qu’obstruait je ne sais quel meuble. J’entendais son pas derrière moi. Son souffle rauque qui se rapprochait. Sa présence menaçante dans mon dos.

J’ai la main sur la poignée de la porte.

Il m’a manqué un rien. Une seconde. Un souffle. Rien… J’ai la main sur la poignée de la porte et je commence à vraiment comprendre ce que je vois.

Il a fondu sur moi dans un éclair. Un reflet sur la lame. J’ai la main sur la poignée de la porte, mais le reste de mon corps est cloué au sol, inerte. Quand je réalise enfin que la distance entre ma main et mon bras n’est pas normale, l’image de cette poignée, agrémentée d’un si macabre ornement, m’arrache un sourire incongru et je meurs, presque heureuse.

 

 

 

 

 

Ecrit pour Les Impromptus littéraires : incipit « J’ai la main sur la poignée de la porte »

 

Par poupoune - Publié dans : Les impromptus - Communauté : L'Essaim d'Esprits
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Dimanche 1 janvier 2012 7 01 /01 /Jan /2012 09:23

 

Traditionnellement, le 31 décembre, ma fille et moi allons au spectacle, même si je ne suis pas certaine qu’on puisse parler de tradition dès la deuxième fois, mais là n’est pas le propos.

L’année dernière, le spectacle, choisi par mes soins, était une très jolie comédie musicale. Cette année, malgré ma présélection aussi sévère que rigoureuse, ma fille a réclamé le cirque. Et pas n’importe quel cirque… non : « celui avec le cheval sur l’affiche, là… », un bon vieux cirque bien traditionnel et consanguin, avec chevaux qui tournent, jongleurs qui jonglent et le petit dernier qui fait la roue à la fin – oh ! mais si c’est pas mignon regarde, il a le même costume que son papy !

Bref. Un cirque, quoi. Bon. Notez bien que je n’ai rien contre, hein ? Le milieu du cirque a ce petit quelque chose d’à la fois désuet et intriguant qui peut donner au moindre chapiteau des airs de monde magique et merveilleux pour qui y est sensible, mais je ne le suis pas. Ma fille, si. Et comme je concoure à l’élection de maman la plus abnégationniste(*) du monde, j’ai cédé.

Un truc qui m’a toujours fait un effet mitigé avec ce genre de cirque, traditionnel, donc, c’est l’impression que les artistes ont tous un peu la même tête et qu’ils sont partout : sur le cheval, derrière le nez rouge, à la buvette, accroché au mec accroché au trapèze et sous le tutu à paillette.

J’ai expliqué à ma fille que dans ce cirque, ils étaient tous un peu de la même famille. Elle s’est étonnée : « Ah ? Même les chevaux et l’éléphant ? » et forcément, ça m’a fait rire.

Et quand je lui ai résumé le blabla introductif du spectacle et qu’à la phrase « les chevaux et les hommes ont évolué ensemble », elle a rétorqué « c’est comme ça que sont apparus les centaures », c’en était fini.

J’ai commencé à rire sans pouvoir m’arrêter. Je ne pouvais pas m’empêcher d’imaginer quel genre d’artiste donnerait un croisement entre la jolie contorsionniste et un cheval et forcément, j’ai commencé à regarder tout ce petit monde et leurs numéros d’un autre œil, cherchant les ressemblances qui trahiraient quelque union contre nature. Mon petit jeu m’a amusée un moment et, alors que je commençais à me calmer et à enfin réussir à contenir mon rire, est arrivé l’éléphant et c’était reparti de plus belle, mais pas pour longtemps.

L’animal a pompé de l’eau avec sa trompe et s’est amené droit sur moi pour me la cracher au visage. J’étais interloquée, mais le reste du public hilare m’a encouragée à en rire aussi et là, toujours avec sa trompe, il m’a collé une baffe qui aurait pu faire faire un tour complet à ma tête si elle ne m’avait pas d’abord fait tomber de mon siège pour m’écraser lourdement au sol. J’hésitais quant à l’attitude à adopter pour calmer la bête, mais avant que j’aie pu me décider, elle m’avait saisie et faisait un tour de piste en me brandissant, telle un trophée, coincée dans sa trompe au point que je commençais à étouffer. Pour finir, l’éléphant m’a balancée derrière l’orchestre et là, dans l’obscurité, complètement sonnée, je m’attendais à voir surgir des licornes, centaures et autres créatures merveilleuses autant qu’inquiétantes qui essaieraient d’attenter à mon intégrité physique, alors je n’ai pas demandé mon reste, j’ai pris mes jambes à mon cou et j’ai foncé dehors, attendre ma fille à la sortie.

Elle a adoré le spectacle, mais l’année prochaine, on change de tradition.

 

 

(*) Je sais, oui, c’est un mot que j’ai inventé.

 

 

Par poupoune - Publié dans : poupouf - Communauté : L'Essaim d'Esprits
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Samedi 24 décembre 2011 6 24 /12 /Déc /2011 00:04

 

Je n’ai jamais tellement cherché à entretenir le mythe du Père Noël. C’est pas que l’idée de me donner du mal pour offrir à ma progéniture des cadeaux qui lui mettent des étoiles dans les yeux et la voir remercier un vieux barbu invisible me chagrine particulièrement – le rôle de parent est souvent ingrat – mais ma fille a tendance à faire un amalgame de croyances qui, lui, me gêne un peu plus. Pour elle, croire au Père Noël, à la petite souris, en Dieu et au fait qu’ouvrir un parapluie à l’intérieur porte malheur, ça va ensemble.

Les superstitions m’indiffèrent, le Père Noël et la petite souris me sont plutôt sympathiques, mais je suis moins à l’aise avec Dieu.

Alors quand une copine lui a dit que le Père Noël et la petite souris, c’était des craques, je n’ai pas essayé de rattraper le coup. Quant à Dieu, le simple fait qu’il n’apporte même pas de cadeaux a suffi à lui faire perdre toute crédibilité dans la foulée… Jusqu’à ce qu’une gamine, qui marchait à fond dans tous ces trucs, fasse de nouveau douter ma fille. Elle s’est remise à poser des questions sur le Père Noël et, pour en avoir le cœur net, a décidé de dormir au pied du sapin la nuit de Noël pour vérifier. Je m’en sortais plutôt bien : elle aurait pu vouloir faire la tournée des églises pour voir si le bon Dieu y était. Alors j’ai laissé faire… non pas pour qu’elle me surprenne en flagrant délit de distribution de cadeaux, mais parce qu’elle dort comme une souche et que le Père Noël pouvait bien venir avec ses rennes et tous ses lutins faire un feu de joie de notre sapin, elle ne se réveillerait de toute façon certainement pas.

De fait, elle n’a pas bronché quand j’ai fait ce que j’avais à faire au milieu de la nuit. Au matin, en découvrant la montagne de cadeaux à ses côtés, elle a déclarée, pas plus émue que ça :

 

-          Bon, ben il existe pas… Il serait jamais venu en me voyant ici, hein…

 

Je n’ai pas parfaitement compris son raisonnement, mais ça m’allait bien. Exit Papa noël, la souris et le bon Dieu. On a pu tranquillement procéder à la distribution et à l’ouverture des paquets. Une fois le salon recouvert de papier cadeau déchiré, ma fille a montré un dernier gros paquet bien planqué sous le sapin. On s’est regardés les uns les autres, attendant que celui qui avait posé ce cadeau indique à qui il était destiné, mais comme personne ne se manifestait, ma fille est allée le prendre et s’est écriée :

 

-          Oh ! Maman, c’est pour nous deux, regarde !

 

Effectivement, l’étiquette sur le paquet portait nos deux noms. J’interrogeais les autres du regard, mais aucun ne semblait savoir d’où venait ce cadeau et ma fille en avait déjà déchiré le papier et commençait à ouvrir la boîte.

J’ai d’abord cru qu’il s’agissait d’une peluche posée sur du coton blanc. Ma fille l’a prise dans sa main :

 

-          Beuh… il est un peu bizarre ce doudou…

 

Et pour cause : c’était un rat crevé. Je lui ai arraché des mains.

 

-          Attention Maman ! C’est la petite souris !

-          Quoi ?

-          Ben oui, regarde…

 

C’était en effet une souris et elle portait, autour du cou, une petite dent de lait en pendentif. Je trouvais la blague d’un goût extrêmement douteux et c’est cette fois d’un regard mauvais que j’ai refait le tour des convives pour savoir qui en était l’auteur, mais tous semblaient aussi choqués et intrigués que moi. J’ai éloigné ma fille du paquet avant d’en sortir le coton blanc, mais en tirant, c’était plus lourd que ce à quoi je m’attendais et j’ai instantanément vomi quand j’ai compris qu’il s’agissait de cheveux et que le poids était celui de la grosse tête joufflue, barbue et sanguinolente qui pendait au bout.

 

-          T’as tué le Père Noël ?!

-          Elle a vomi sur le Père Noël !

 

Les mômes ont tous commencé à crier et pleurer en même temps, ce qui a eu le mérite de faire réagir les parents. J’ai reposé l’horrible relique et la souris dans la boîte pendant que les autres adultes consolaient et rassuraient les enfants. Sauf ma fille qui était restée près de moi.

 

-          Bon, ben maintenant, c’est sûr, ils existent plus.

 

Elle est parfois étonnamment imperturbable. Je l’ai prise dans mes bras et au moment où j’allais dire qu’il fallait appeler la police, le ciel s’est couvert à une vitesse incroyable pour nous plonger dans une obscurité telle qu’on se serait presque crus au milieu de la nuit. On entendait gronder le tonnerre et une pluie de grêle d’une violence inouïe s’est abattue sur la maison. On s’est tous approchés des fenêtres, médusés par ce spectacle impressionnant autant que terrifiant d’une nature déchaînée. Le vent faisait tournoyer feuilles, branches, boîte aux lettres et j’ai même vu s’envoler un petit chat noir et la grêle fouettait les fenêtres à chaque rafale avec une telle force qu’on en a vite éloigné les enfants. Et puis les éclairs ont déchiré le ciel, éblouissants, et la foudre est tombée simultanément sur tous les arbres qui entouraient la maison, allumant un gigantesque incendie tout autour de nous. Le feu s’est immédiatement mis à gagner du terrain, se nourrissant du moindre brin d’herbe pour avancer vers nous. Le bruit était assourdissant, les enfants s’étaient remis à hurler et la moitié des adultes en faisait autant. Une bourrasque a arraché une bonne partie du toit et on a ouvert des parapluies dans une tentative illusoire de se protéger un peu.

Toujours aussi calme, ma fille a pris ma main et, le regard posé sur l’apocalypse dans le jardin, m’a expliqué :

 

-          Ma copine, elle dit que l’orage c’est la colère de Dieu. Tu crois que c’est quoi, toi ?

 

Je ne savais plus trop quoi lui répondre. J’ai jeté un œil au paquet macabre, derrière le sapin que le vent avait couché au milieu du salon, et je me suis dit que finalement, il semblait nous en avoir fait un, de cadeau… même si pour le coup, les voies du Seigneur me sont restées totalement impénétrables.

J’ai regardé ma petite fille fascinée par la destruction du monde – de notre monde en tout cas – et j’ai suivi son regard quand elle a levé les yeux vers le ciel. Il y avait comme une projection lumineuse sur la masse compacte et noire des nuages bas, dans laquelle j’ai clairement vu, avant que les flammes ne commencent à ravager la maison, la forme d’un poing fermé, le majeur dressé vers moi, et j’ai su à cet instant sans le moindre doute qu’il s’agissait du doigt de Dieu. 

 

 

pour le Défi du samedi

 

 

Par poupoune - Publié dans : Défi du samedi - Communauté : L'Essaim d'Esprits
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c'est qui ?

merci

pour la bannière à Jérôme, l'homme aux mille talents !

J'y passe du (bon) temps

c'est pas moi qui le dis...

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