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11 novembre 2008 2 11 /11 /novembre /2008 15:14

Ah ça, des gens qui se plaignent, j’en connais… Mais des qui auraient ne serait-ce que la moitié des bonnes raisons que j’ai, moi, de le faire, j’en connais pas. Pas un, j’vous dis. Vous ne me croyez pas ? Ecoutez plutôt…

 

Déjà, personne ne m’aime. Personne. Ne riez pas : je ne suis pas complexé ou parano, je suis simplement lucide… A l’exception de quelques poètes bienveillants ou névrosés, ou les deux, et d’une poignée de photographes mélancoliques, personne ne me trouve le moindre intérêt… Cela dit, je dois bien reconnaître que moi non plus, je ne me trouve pas très intéressant, par rapport aux autres…

 

Mais faut dire aussi que j’ai pas été gâté : déjà, j’arrive après l’été… Lui, c’est le contraire, tout le monde l’adore ! Il a le soleil, les vacances, on lui fait une fête dès qu’il pointe son nez… on n’attend même pas de savoir s’il va être bon ou mauvais, hein ? Non non : c’est son premier jour ? Fiesta ! Et puis comme si ça ne suffisait pas, on lui a donné aussi la rentrée… Alors ça, on aime ou on n’aime pas, mais c’est pas rien, quand même… Et quand moi j’arrive, tout le monde se met à faire la gueule, comme si c’était ma faute, à moi, si l’été s’arrête… Alors que je ne demande que ça, d’arriver plus tard ! Mais c’est lui, qui s’en va…

 

Après moi, vient l’hiver… On pourrait croire que les gens me regretteraient un peu quand arrivent les premiers frimas… et ben non ! Même pas. Et vous savez pourquoi ? Parce qu’à peine commence l’hiver qu’arrive… Noël. Rien que ça. Et les gens adorent ça, Noël.

Par contre, les dépenses exorbitantes alors qu’on vient juste de se remettre des frais de la rentrée (qui, elle, est en été, je vous rappelle…), les queues dans les magasins, le stress des préparatifs, tout ça… c’est pour moi. Noël aussi ç’aurait pu rester chez moi, à quelques jours près… mais non. C’est pour l’hiver.

Alors que lui, il a déjà le ski, la neige, la raclette… Z’avez déjà mangé une raclette en automne ? Ben non. Comme tout le monde… Ah ! Et aussi, en hiver, au moins, il y le vrai bon froid qui permet de ressortir son beau manteau en poils… Alors qu’en demi-saison on ne sait jamais quoi se mettre…

 

« Demi-saison »… Voilà bien un terme que je déteste, que j’exècre, que j’abhorre ! Est-ce que je vous traite de demi-quoi que ce soit, moi, hein ? Demi-saison, j’t’en foutrais… Quoi le printemps ? Ah oui, parlons-en du printemps ! Ecoutez bien les gens : vous verrez s’ils trouvent vraiment que le printemps est une demi-saison aussi pénible que moi… Le printemps avec ses petites fleurs, ses chansons, ses oiseaux qui gazouillent, ses révolutions, ses œufs en chocolats et ses cloches, ses jupes qui raccourcissent, sa nature qui renaît, …

 

J’ai l’air de quoi, moi, au milieu de tout ça ? Qu’est-ce que j’ai pour rivaliser, hein ? Je vais vous le dire, ce que j’ai, moi : j’ai la fête des morts. Génial. Merci. Bravo. Et encore merci.

 

Alors oui, bien sûr qu’il pleut toujours en automne… il ne me reste plus que les yeux pour pleurer, moi.

 

 

Ecrit pour Ecriture ludique : « vos récits (ou poésies) devront prendre place en automne, lui laisser l'espace pour s'exprimer tel qu'il est vraiment. »

 

 

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25 octobre 2008 6 25 /10 /octobre /2008 23:01

 

PERDUE

 

Virginité précieuse

Très bien entretenue

Besoin urgent cause union pieuse

Vue la dernière fois dans des draps inconnus

 

Récompense prometteuse

 

 



 

 

 

 

PERDU : UN PAS

 

Dans une salle à la gare

En parfait état de marche

Egaré en en faisant 99 autres

Il est ferme et décidé

Petit pour l’humanité

Mais indispensable pour rentrer chez moi

 

 

 



Ecrit pour Ecriture ludique : « Rédiger un avis à afficher dans la rue, au bureau… »  

 
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22 octobre 2008 3 22 /10 /octobre /2008 00:07

Pour (re)lire la première partie et la consigne, c'est ici


Maman trouvait que partir sans travail c’était mettre la charrue avant les bœufs, mais je lui ai dit cent fois que j’étais pas trop portée sur la culture… Papa, lui, il a dit que je reviendrais vite fait la queue entre les jambes… J’ai même pas répondu. Je me suis toujours doutée qu’il aurait préféré un garçon, mais là j’ai trouvé qu’il exagérait.

 

Je suis donc partie et j’avais enfin les coudées franches – pardon : le goût des franges, ce qui tombe bien pour une coiffeuse. J’ai voulu ouvrir mon salon mais on m’a dit qu’il ne fallait pas péter plus haut que mon cul… J’ai d’abord cru que c’était pas possible, ça, mais en fait si, si on pète la tête en bas.

 

Bref, pour finir, j’ai trouvé du travail chez Tif à Ni. L’autre fille qui voulait la place m’a dit que je l’avais coiffée sur le poteau, mais elle a dû me prendre pour une autre parce que je m’en serais souvenue, si je l’avais coiffée un jour…

 

Au début, je faisais les shampoings et je balayais. Un copain m’a dit que ça cassait pas trois pattes à un canard mais c’est tant mieux parce que j’aime pas faire du mal aux animaux… J’ai quand même demandé si je pouvais faire des trucs plus intéressants mais la patronne a dit que je me noierais dans un verre d’eau et qu’elle ne pouvait pas me confier de responsabilités… Je lui ai dit de me l’amener, son verre d’eau, qu’elle verrait bien, mais elle a dit qu’essayer de me faire progresser, autant pisser dans un violon et là, j’ai bien compris qu’elle avait pas toute sa tête…

 

Alors j’ai décidé de changer de travail et là j’ai rencontré un producteur (ou proxénète ? Je mélange toujours…) qui m’a dit que c’est peut-être d’avoir toujours eu le cul dans le beurre qui me l’avait si bien conservé et qu’il ferait bien de moi sa nouvelle poule aux œufs d’or. Je lui ai dit que pour mes fesses, c’était de l’huile d’amande douce mais pour son histoire de poule j’ai pas compris… Il m’a quand même dit de revenir le voir avec un bon bouc – il a l’air d’aimer les animaux – alors moi j’ai remis mon courage à demain et je suis allée en parler à Papa…

 

Il a dit qu’il fallait que j’arrête de prendre des vessies pour des lanternes mais je l’ai tout de suite rassuré : c’était quelqu’un de bien ce producteur, jamais il m’aurait montré sa vessie… Alors là il a dit, Papa, que les chiens font pas des chats et que ça devait sûrement venir de Maman vu qu’elle suçait pas que de la glace quand elle était enceinte… J’ai trouvé cette allusion vulgaire et totalement déplacée : la vie sexuelle de Maman ne me regarde pas !

 

N’empêche je commençais à plus trop savoir quoi faire et c’est là que Maman m’a offert ma deuxième thérapie. En m’emmenant chez le psy, elle m’a conseillé de lui proposer la botte – manque de bol j’étais en escarpins – et elle m’a dit que s’il y avait moyen de lui passer la corde au cou fallait pas que j’hésite une seconde… Mais elle débloque complètement : il était trop canon ! Alors j’ai essayé de le séduire au lieu de l’étrangler et ça a marché !

 

Il a très vite demandé ma main à Papa. Moi à sa place j’aurais plutôt demandé s’il pouvait m’épouser mais bon… De toute façon Papa lui a dit « prenez tout, je vous en prie ! » et depuis je file le parfait amour, ce qui me change du mauvais coton d’après Papa mais je vois pas le rapport…  

 

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18 octobre 2008 6 18 /10 /octobre /2008 23:01

Je suis née avec une cuillère en argent dans la bouche. Du moins c’est ce que disent les gens. Moi je n’en garde aucun souvenir, à part peut-être une légère déformation du palais… Papa dit que c’est plutôt le cerveau que ça a dû me déformer, mais je ne sais pas si c’est possible. N’empêche, ça a dû drôlement compliquer l’accouchement.

 

Plus tard, les gens racontaient que je pétais dans la soie. N’importe quoi ! Je ferais jamais ça, c’est dégoûtant ! Tout ça parce que, paraît-il, mes parents se mouchent pas du pied… Sans déconner ?! Evidemment qu’y s’mouchent pas du pied ! C’est super difficile de s’moucher du pied ! J’ai essayé : déjà faut être très très souple, et puis super agile des doigts de pied… et de toute façon je vois pas le rapport avec moi.

 

Bref. Après ce départ dans la vie un peu compliqué, j’ai repris du poil de la bête – le chat n’a pas aimé, mais je voulais mettre toutes les chances de mon coté – et je me suis lancée dans les études. Au début, je voulais faire chanteuse et Papa a dit « ça ou peigner la girafe » alors, pour lui faire plaisir, j’ai fait coiffure… Quand je lui ai expliqué il m’a dit que c’était un peu tiré par les cheveux. J’ai pas compris.

 

Une fois que j’ai eu mon CAP, la directrice m’a dit que c’était bien, mais que c’est en forgeant qu’on devient forgeron, alors j’ai cherché un CAP « forgeage » mais j’ai pas trouvé et du coup j’ai commencé à stresser pour mon avenir… jusqu’au jour où Papa m’a dit d’arrêter de couper les cheveux en quatre et d’aller bosser et alors là j’ai plus compris du tout s’il voulait que je fasse coiffure ou pas…

 

C’est à ce moment-là que Maman m’a offert ma première thérapie parce qu’elle trouvait que je pétais les plombs, alors qu’en vrai j’avais touché à rien mais bon… Papa trouvait qu’il fallait plutôt que j’arrête de me regarder le nombril mais il n’a jamais dû faire de thérapie parce que c’est pas ça du tout qu’on fait.  

 

Mon thérapeute m’a dit qu’il fallait que je tue le père, mais je trouvais que c’était exagéré… Alors il m’a dit de prendre le taureau par les cornes et de dire ses quatre vérités à Papa. Mais va trouver un taureau à Paris, tiens ! Et puis ça doit être super dangereux en plus… Alors je suis juste allée parler à Papa et lui dire mes vérités à moi, parce que finalement les siennes je les connais pas…

 

Je lui ai avoué qu’en fait j’avais pas trop envie d’être coiffeuse… Il a rigolé et il a dit que c’était dommage parce que vu la longueur du poil dans ma main j’aurais pu en faire des merveilles… Franchement j’ai du mal à le comprendre, Papa : déjà j’ai pas de poil, ni dans la main ni ailleurs, ça me coûte assez cher à l’institut, et puis en plus, pour un chauve, je trouve qu’il a l’air drôlement obsédé par toutes ces histoires de cheveux. C’est lui qui devrait faire une thérapie.

 

Bref. Pour finir, Maman a dit que si je voulais mettre du beurre dans les épinards il allait quand même falloir que je finisse par me jeter à l’eau et travailler, mais je n’ai jamais aimé les épinards… Pour pas la fâcher, je suis quand même allée piquer une tête à la piscine, mais ça n’a rien changé pour les épinards et Maman continuait de me tanner… Alors moi j’allais à la piscine, encore et encore, mais rien ne changeait et vous savez ce qu’on dit : tant va la cruche à l’eau qu’à la fin elle se casse, alors j’ai pris mes cliques et mes claques, enfin mon clic-clac quoi, et je suis partie !

 

Lire la suite 


Ecrit pour Ecriture ludique sur la consigne : utiliser des expressions / proverbes dans leur sens premier et raconter les malentendus ou quiproquos qui en résultent. 

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14 octobre 2008 2 14 /10 /octobre /2008 23:04


Situation à développer :

 

« Deux personnes se promènent dans une forêt. Leurs chemins se séparent un instant, pendant lequel l'une des deux (le personnage principal), suite à un phénomène étrange, découvre une sorte de "boîte"... »

 


 

-          Aïe !

-          Qu’est-ce que t’as ?

-          Me suis mangé une branche !

-          Eh eh…

-          C’est pas drôle, me suis fait super mal !

-          Attends, j’arrive… Ah ouais, merde, tu saignes, t’en as partout…

 

-          Monsieur.

 

-           ???

-           ???

 

-          Monsieur !

 

-          Qui c’est qui parle ?

-          J’en sais rien moi !

-          Tu me fais marcher ?

-          Ben non.

-          Aaah !

-          Quoi ???

-          Là ! Dans l’arbre !

 

-          Ça va, ça va, on se calme. C’est vous qu’avez frappé ?

 

-          Hein ?

-          Quoi ?

 

-          C’est vous qu’avez frappé, là, à l’instant ?

 

-          Euh… je… non. Si. Enfin c’est-à-dire…

 

-          Z’avez frappé, oui ou…

 

-          Oui oui ! Enfin non : je me suis cogné et puis…

 

-          Pas la peine de m’embrouiller : de toute façon je vous laisse pas entrer dans cet état.

 

-           ???

-           ???

 

-          Ben oui, vous êtes tout sale et tout amoché, là, z’allez me faire fuir la clientèle !

 

-          Je… euh… enfin…

 

-          Allez, circulez ! Pas la peine de discutailler ! C’est un établissement correct, ici, messieurs, pas une boîte de seconde zone. Alors virez-moi cette tronche déglinguée et revenez un jour où vous serez présentables !

 

 

Exercice proposé par Ecriture ludique.

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7 octobre 2008 2 07 /10 /octobre /2008 22:28

L’exercice proposé par Ecriture ludique consistait à traiter au moins trois exercices au choix parmi 59… j’ai pris la liberté d’en traiter trois en un seul texte : écriture sur image et sur les thèmes « la page blanche » et « 20ème ».

Avertissement : ce dernier thème est traité en fin d’exercice avec brio en un jeu de mot laconique mais de haute volée.


Le vieil homme attendait assis seul sur un banc

La solitude allait à sa vie comme un gant

Qui donc un jour viendrait donner souffle et élan

A la vie qu’il menait triste comme un loup blanc

 

-          N’importe quoi.

-          Hein ?

-          C’est n’importe quoi : « triste comme un loup blanc », ça veut rien dire.

-          Mouais… T’as pas tort.

-          Et puis bon : le vieux bonhomme seul et triste, les violons, les mouchoirs… si t’as vraiment rien de plus original…

-          Ouais, je sais, mais bon : faut que je ponde un truc et je suis bloquée sur une page blanche depuis deux jours…

-          Et du coup tu te dis que quelques rimes pourries feront l’affaire ?

-          Ben… l’appétit vient en mangeant, alors je me dis que l’inspiration vient peut-être en écrivant…

-          Ah ouais, je vois… ben écoute, si tu as réussi à t’en convaincre…

-          OK, c’est bon... Je vais essayer autre chose.

Le vieux pervers matait tous les sens aux aguets

La proie qui tomberait bientôt dans ses filets

Un sourire satisfait sur son visage flottait

Alors que s’approchait une jeunette bien roulée

-          Hou la !

-          Quoi ?

-          Ah ben t’as changé de style, là !

-          Ben le vieux tristoune, c’était gnangnan, non ?

-          Euh, ouais, mais un sonnet sur un prédateur sexuel… t’es sûre que c’est approprié ?

-          C’est marrant, non ?

-          Hmmmpf. Pas sûr que ça fasse l’unanimité.

-          Mouais… Oh la la… qu’est-ce que je vais bien pouvoir trouver ?

-          Bois un coup, ça te donnera peut-être des idées !

-          Tu parles ! L’inspiration éthylique, c’est rarement brillant ! Quoi que…

 

Le vieil ivrogne cuvait affalé sur un banc

Rêvant qu’il se tapait un petit verre de blanc

Un Pouilly un Gamay mais c’était juste avant

De vomir sur ses braies comme une loque en pleurant

-          Classe ! Bon, qu’est-ce que je te sers ?

-          Bof… une bière ?

-          J’en ai pas… un whisky ?

-          Non, j’y aime pas, ça.

-          Et le vin t’y aimes ?

 

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3 octobre 2008 5 03 /10 /octobre /2008 11:58


 

-         Je dis pas que c’est pas joli, je dis que c’est… simple.

-         Ben oui, c’est simple. Je sais. Mais je me suis donné du mal, quand-même. Tu pourrais être plus… je sais pas. Clément. Enthousiaste…

-         Sans rire : c’est ta fille qui l’a fait, non ?

-         Tu cherches à me vexer, là, ou tu me fais juste marcher ?

-        

-         Hein ?

-         Euh… Bon. OK, c’est vraiment toi qui l’as fait ?

-         Ben oui !

-         OK… Et tu veux vraiment concourir ?

-         Ben évidemment, enfin ! C’est super bien fait, quand-même ! Ose me dire qu’on ne reconnaît pas un joli ponton sur une mer d’huile ???!!!

-         Ah ben si, bien sûr, on reconnaît… Mais tu sais que parmi les autres concurrents, y en a un qui a fait le château de Versailles en allumettes et un autre Saint-Pierre de Rome ? Alors le prends pas mal, mais ton ponton en bâtons d’esquimau dans une cuvette…

 


Ecrit pour « Ecriture ludique » avec la consigne : « Surprenez-nous, et surprenez-vous aussi si possible, en écrivant ce que l'image ci-dessus vous inspire, et que vous êtes seul à percevoir. »

Photo :
The miracle was a fake
- Sylvain Lagarde


 

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11 septembre 2008 4 11 /09 /septembre /2008 09:34

 

Sans relâche il se plie en quatre
Pour te plaire
Mais froid tu ne cesses de lui battre
Vieille sorcière

Il ne recule devant rien
Pour te plaire
Mais toujours tu craches ton venin
Sale mégère





Ecrit pour "Ecriture ludique" avec la consigne suivante :

Ecrire un texte plutôt court sur le thème "Crache ton venin !" et, si cela vous est possible, illustrer ce texte d'une création personnelle.

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10 septembre 2008 3 10 /09 /septembre /2008 16:08


Mais pourquoi est-ce que j'ai fait ça...???
On m'avait pourtant bien prévenue.
Maman, bien sûr. Je ne l'ai évidemment pas écoutée.
Les copines, aussi. Mais j'ai fait la maline...
Et même mon mec, alors qu'il est pas du genre à mettre en garde sur tout et n'importe quoi...
Mais non, comme toujours, il a fallu que j'aille à l'encontre de tous les avertissements, que je leur prouve que je suis au-dessus de tout ça, que je suis meilleure, plus forte, plus futée, plus... Oh la la...
Mais qu'est-ce que je peux faire maintenant ?
Vu le mal de chien que ça m'a fait sur les jambes, je n'ose même pas imaginer comme je vais souffrir pour la moustache.  





Ecrit pour "Ecriture ludique" avec la consigne suivante :

Laissez votre imagination prendre possession de cette photo et vous raconter son histoire. Partagez nous cette histoire, quelle qu'elle soit. La seule consigne est d'essayer de surprendre, autant que possible


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8 septembre 2008 1 08 /09 /septembre /2008 15:09

-          Qu’est-ce que tu fais ? 

-          Une julienne.

-          Une quoi ?

-          Une julienne de légumes.

-          C’est quoi ?

-          Ben tu vois, c’est des légumes émincés, en quelque sorte.

-          Et ça s’appelle une julienne ?

-          Ben oui.

-          Du nom du cuistot futé qui a breveté le découpage de légumes en lamelles ?

-          Non. Du nom de Julienne Michaud.

-          Cuisinière ?

-          Tueuse en série.

-          Hein ?

-          Tueuse en série.

-          Ah…

-          Ouais.

-          Et quel rapport avec tes légumes ?

-          Elle empoisonnait les hommes de sa vie petit à petit, jusqu’à ce qu’ils soient réduits à l'état de légumes.

-          Et… ?

-          Ben, pour se débarrasser des corps elle les débitait en tout petits morceaux…

-          Ah ouais, sympa. Et elle en faisait quoi de ses petits morceaux ?

-          Ben à ton avis, on fait quoi avec une julienne de légumes ?

 

 

 

 

 

Ecrit pour "Ecriture ludique" avec la consigne suivante :
Noms détournés : Prenez un nom propre, courant ou de votre invention, et imaginez une histoire qui amènerait ce nom à entrer dans le vocabulaire courant (comme nom commun).

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