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7 février 2009 6 07 /02 /février /2009 09:48

-         Quel bachi-bouzouk !

-         Comment ?

-         Non, je dis : quel bachi-bouzouk !

-         Ah… euh… mais qu’est-ce que tu veux dire par là ?

-         Ben… c’est quand un mec, avec un aussi joli p’tit cul…

-         hmm…

-         … et ce déhanché à damner un saint…

-         hm hm…

-         … soigne pas les pas.

-         Ah !

-        

-         Ah ouais… c’est vrai. Quel gâchis ce zouk.

 

 

 

Ecrit pour le défi du samedi : « Donnez une nouvelle définition de bachi-bouzouk ».

 

 

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6 février 2009 5 06 /02 /février /2009 08:53

 

Ravagée par le blues cafardeux

qui déjà gagne son cœur meurtri

aussi profond que l’abyssal bleu

du fond aquatique où elle gémit

une hippocampe hypocondriaque

captive d’une carapace égarée

dont elle voulait se faire un hamac

maudit cet étourdi scarabée

 

Bien loin de ce problème épineux

le moustique crétin se réjouit

du rouge orange éclatant du feu

qui embrase sa jolie prairie

l’idiot se sentant l’âme cosaque

ne sent pas ses ailes lui brûler

et finit par se sentir patraque

au milieu de ce fatal bûcher

 

Tapi dans le rond confort juteux

d’un abricot juste un peu flétri

l’asticot parano est soucieux

est-ce le jaune soleil qui brille ainsi ?

car si c’est un ananas quel trac

en salade de fruits il a glissé

il est mal barré ça pue l’arnaque

c’est foutu il va se faire bouffer

 


Ecrit pour Kaléïdoplumes : "poème, 3 à 6 strophes, une couleur / un paysage par strophe + mots imposés : hypocondriaque - captif - scarabée - épineux - rond - abricot - glisser."



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5 février 2009 4 05 /02 /février /2009 10:29

Par mes chants alizés et de ma voix sereine

je t’appelle pour te jouer sur les quais une scène

Mon âme embastillée dans cet amour de toi

de ce pari osé que je gagne pas à pas

 

Au triste panthéon de mes amants perdus

il n’y a pas ton nom mon amour éperdu

Mon sacré cœur te rêve en concorde joyeuse

comme en place de grève j’en perds la tête heureuse

 

Mes mots d’amour bateau feront peut-être mouche

et le dernier métro t’amènera à ma couche

Enfin sous les auspices de ce bon Saint Denis

nous jouirons des délices de nos amours impies  

 

 

 

 

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4 février 2009 3 04 /02 /février /2009 11:41

C’était une grande dame… mais c’est étonnant les souvenirs.


Chez elle, je me souviens d’abord des toilettes. De la chasse d’eau qui faisait un bruit de mitraillette et qu’on tirait jusqu’à atteindre un chiffre rond au compteur… Qu’est-ce qu’on pissait pendant ces repas de famille ! Et j’en profitais pour feuilleter à chaque fois la même seule et unique bande dessinée rangée aux toilettes : « Illico & Presto », ça s’appelait, ou quelque chose comme ça.

 

Je me souviens aussi de cet affreux chien noir frisé en peluche. Je ne pense pas que je le trouvais affreux, d’ailleurs, à l’époque. Il était juste là. Avec ses yeux vides en plastique.

 

Et je me souviens bien sûr des quenelles. J’adorais ses quenelles. Je pensais en avoir mangé assez pour en garder le goût toute ma vie, mais non. Maintenant je cherche à le retrouver mais à ce jour aucune autre n’a su m’émoustiller les papilles comme les siennes. Je pourrais essayer d’en faire mais… je ne sais pas. Ce serait comme chercher toute sa vie à atteindre un sommet inaccessible. Comment égaler un souvenir probablement idéalisé ? Certainement idéalisé, ce n’était quand même que des quenelles…

 

Enfin je me souviens des « chiffres et des lettres ». Et d’une ou deux baffes mémorables. Et des biscuits à champagne. Du cosy-corner, aussi… allez savoir pourquoi.

 

Je me la rappelle grande, sévère, forte tête, fière… Attentive à tout et à tous. Toujours. Il y aurait mille choses étonnantes et remarquables à raconter de sa longue existence. Sa vie mériterait un roman. J’en suis certaine, mais j’en sais si peu.

 

C’était une grande dame mais ce ne sont que mille petits souvenirs anecdotiques qui font l’image que j’ai gardée d’elle.

 

Et ce n’est pas la lourdeur du passé mais simplement la joliesse du souvenir que j’ai donnée à ma fille en lui donnant son prénom.

 


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2 février 2009 1 02 /02 /février /2009 11:45

Je ne sais plus par quel miracle il s’en était tiré la première fois… Bon, pour être honnête, c’était pas si miraculeux que ça, c’est vrai qu’on avait un peu salopé le travail… Lucien l’avait poussé et moi j’avais mis ma jambe pour le faire trébucher juste devant le bus qui arrivait. On s’était carapaté un peu vite. Du travail d’amateurs. On n’avait été qu’à moitié surpris quand le gusse avait reparu. Alors la deuxième fois on avait soigné un peu plus : on l’avait balancé du pont de l’autoroute et on avait attendu assez longtemps pour voir passer un paquet de voitures, trois camions et deux cars de touristes. Et ben il s’en était encore tiré le cave… à n’y rien comprendre. Du coup les copains s’en sont donnés à cœur joie pour se foutre de nous… ils nous ont même filé des tickets de métro en nous disant que si les suicidaires amateurs y arrivaient, on devrait pouvoir y arriver aussi… Sévère, mais pour le coup on pouvait pas vraiment leur donner tort.

 

Et là, on a joué de malchance. On a bien essayé, le métro. Après tout c’est pas plus mal qu’autre chose, mais on est tombé sur un jour de grève. L’avait encore gagné un sursis notre bonhomme. Y a des types qui t’ont une de ces veines, quand on y pense… Le coup d’après on l’a saucissonné sur une voie ferrée. On avait bien vérifié les horaires des trains avant alors quand il s’est ramené le lendemain à peine égratigné on a pensé que les copains nous faisaient une sale blague mais on s’est pas laissé démonter pour autant…

 

On lui a offert un Paris-Nice sur ligne régulière ligoté au train d’atterrissage de l’avion. Croyez-le ou non, le gonze a fait l’aller-retour et on se l’est récupéré le soir même toujours vivant. Avec Lucien on en était presque à se dire qu’il méritait qu’on l’épargne, à force, mais on a sa fierté, quand même… Alors pour se marrer un coup on lui a collé des fusées de feu d’artifice dans l’arrière-train. L’a pas décollé bien haut, l’a pas approché la lune (même si nous on a vu la sienne) et on se doutait bien qu’il n’y laisserait guère plus qu’un peu d’amour propre mais qu’est-ce qu’on s’est marré quand il s’est mis à courir dans tous les sens avec les fesses qui te pétaradaient du 14 juillet de toutes les couleurs… C’qui s’appelle avoir le feu au cul. Une sacré rigolade. Mais il commençait à nous embarrasser un peu, quand même. On perdait notre crédibilité.

 

Du coup on s’est décidé à employer les grands moyens. On a voulu l’emmener en bateau pour le larguer en pleine mer mais avant il nous a demandé s’il pouvait pas avoir une dernière volonté… Comme on n’est pas cruel, avec Lucien, on a dit oui, et il a voulu qu’on lui offre une fille de joie. On lui en a choisie une bien réputée qu’on connaissait et on lui a donné une heure.

 

Le con a fait une crise cardiaque dans les bras de la dame. Si on avait su qu’il crèverait si facilement d’un transport amoureux…

 

 

 

 

 

Ecrit pour les Impromptus littéraires : « écrire un texte commençant par « Je ne sais plus par quel miracle... » et y inclure un ou plusieurs moyens de transport.

 


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30 janvier 2009 5 30 /01 /janvier /2009 22:25

 

-         Pas sûr que ça marche.

-         Bah pourquoi ça marcherait pas ?

-         C’est pas un coin hyper touristique et j’ai envie de dire…

-         hm ?

-         Ben… on fait le tour en 24 heures.

-         Hin hin.

-         Et tu sais, ton regard perçant n’y change rien…

-         uh ?

-         A mon avis, ça marchera pas, une chambre d’hôtes au Mans.

 

 

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27 janvier 2009 2 27 /01 /janvier /2009 10:26

Grand-mère Erzsébet, c’était ce qu’on appelle un personnage. On ne peut pas dire qu’elle était très attachante. Elle a semé des bâtards à travers le temps et le monde sa vie durant mais n’a laissé survivre aucun père à ses nuits de débauche, se faisant matriarche versatile, volubile et volatile d’une incommensurable fratrie hétéroclite. Elle n’était pas foncièrement mauvaise, elle était… ce qu’elle était.

 

Je ne suis pas comme elle. Je ne veux pas le devenir.

 

Hier c’était mon anniversaire, j’ai eu l’âge qu’elle avait encore elle aussi. Elle a voulu me faire elle. Alors je lui ai enfoncé un pieu dans le cœur et l’ai rendue à la poussière.

 

 

 

 

 

 

Ecrit pour Kaléïdoplumes : Faire le portrait (réel ou imaginaire) de votre grand-mère, avec l’incipit : « Grand-mère (suivie du prénom), c'est (ou c'était) ».

Et pour tout savoir sur la vraie Erzsébet Bàthory, c'est par ici





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26 janvier 2009 1 26 /01 /janvier /2009 10:34

« Pas sûr qu’elle soit conforme, votre installation électrique ». « Ah ah ah ». Commencent à me courir les touristes européens, avec leurs grands airs et leur blague débile. Font tous la même. J’t’en foutrais de la conformité… Et mon zen légendaire, là, si je le perds, y en a qui pourraient redescendre beaucoup plus vite qu’ils sont montés. J’en ai marre d’être toujours le couillon désigné pour faire le singe devant le poteau… « Allez, c’est toi le plus photogénique »… « Et puis t’es le dernier arrivé, faut bien qu’on te bizute un peu »… Ah ça, pour du bizutage…  Perdent rien pour attendre les copains… Mais bon, faut voir le bon coté des choses : ça réduit le décalage culturel… les européens, moi, je commence à avoir une idée assez précise du contenu de leurs albums photos.

 

 

 

 

Ecrit pour les Impromptus littéraires : écriture sur image + utiliser le mot « décalage »


© crédit photo : Yannick Arnoud


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25 janvier 2009 7 25 /01 /janvier /2009 09:40

 

Le jeune Pierre-Henri C., 15 ans, a tenté ce matin de mettre fin à ses jours en avalant un flacon de Biactol. Sur le miroir de la salle de bain, tracé à la crème anti-bactérienne, ce message laconique :

 

L’ACNE M’A TUER

 



Ecrit pour Kaléïdoplumes : "vous êtes un garçon de 15 ans et découvrez votre premier bouton d'acné le jour de votre premier rendez-vous amoureux l'après-midi même".


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24 janvier 2009 6 24 /01 /janvier /2009 09:00

 

-          Bonsoir…

-          Pas d’humeur, dégage.

-          Pardon ?

-          Je ne suis pas d’humeur, alors tu dégages. C’est plus clair ?

-          Pas d’humeur à quoi ?

-          A me faire draguer par le premier débile venu.

-          Qu’est-ce qui te fait croire que je suis débile ?

-          Je sais pas… laisse-moi réfléchir… hmm… Ben tiens, le fait que t’es encore là peut-être ?

-          Han han… OK… Bon, de toute façon, débile ou pas, c’est pas le problème.

-          Parce qu’y a un problème ?

-          Non, non… Mais je suis pas là pour te draguer.

-          Et ben c’est super alors, comme ça tu peux te barrer.

-          Oh la la ! Ben faut peut-être pas trop s’étonner d’être toute seule, hein ?

-          Je te demande pardon ?

-          Rien rien.

-          Non non, si, vas-y.

-          Je disais juste qu’à être aimable comme un bouledogue à la fin y a peut-être des raisons pour que tu sois toute seule. Mais je dis ça…

-          Non mais oh ça va, oui ?! Comment tu te permets… ? Et qui te dit que je suis seule d’abord ?

-          Oh ça va, pas à moi, hein…

-          Quoi, pas à toi ? Mais pour qui tu te prends, exactement ?

-          Pour ton ange.

-          Hein ?

-          Ton ange gardien.

-          T’as fumé ou juste beaucoup bu ?

-          Et voilà…

-          ???

-          Faut toujours vous donner des preuves en veux-tu en voilà…

-         

-          Non, vraiment, les bonnes femmes, c’est chiant. Avec les hommes, je sais pas, c’est plus simple…

-          Eh mais qu’est-ce tu m’embrouilles, là ?

-          Bon, allez, on va expédier ça rapidos : qu’est-ce qui te convaincra le plus : voir mes ailes ou me voir survivre à une chute du toit de l’immeuble ?

-          Hein ?

-          Qu’est-ce qu’il te faut pour te convaincre que je suis bien un ange, sans y passer la nuit ?

-          Eh eh…

-          hmm ?

-          C’t’histoire sur le sexe des anges ?

-          Ben quoi ?

-          Ben ça devrait pas trop t’embêter que je te tâte les couilles pour me faire mon idée, hein ?!

-          fffffff… ah les femmes, sans décon… ouh la !

-          Ouah… ! Oh ben merde… ! Oh la vache !

-          Et ben oui…

-          Oh putain! Ah ben si j’m’attendais !

-          Oui, bon, allez, ça va…

-          Rhô la la…

-          Allez, ça devient gênant, là, quand même…

-          Oh, oui. Pardon.

-          Bon, donc tu me crois, là, ça va ?

-          Oui oui. S’cuse. Oh la vache… quand même…

-         

-          Fiouuuu…

-          … …

-          Euh… et qu’est-ce que j’ai fait de mal ?

-          Comment ça ?

-          Ben, si t’es là c’est que j’ai dû faire une connerie non ?

-          Ah les femmes… c’est dingue !

-          ???

-          Je suis un ange, pas un redresseur de torts. Je sers juste à donner un coup de pouce.

-          Ah… et pour quoi ?

-          Pour te rendre la vie plus douce, tiens !

-          Ah…

 

-          Mademoiselle ?

 

-          Et tu vas me donner quoi comme coup de pouce ?

-          Ça y est. C’est déjà fait.

-          Hein ?

 

-          Mademoiselle ?

-          Oui ?

-          Excusez-moi, je vous dérange ?

-          Non. Non non. Non, c’est juste que…

-         

-          Ben il est passé où ?

-          ???

-          Le type, là, qu’était là ?

-          Ah je… non. Je n’ai vu personne. Vous attendez quelqu’un peut-être ?

-          Euh… Non.

-          Je vous avais à peine remarquée, avec votre nez dans votre livre, et puis quand vous avez levé la tête…

-          Oui ?

-          Je vous ai vue, là, pensive, et…

-         

-          Je… vous…

-          Oui ?

-          Enfin…

-          Asseyez-vous, je vous en prie…

 

 

 

 

Ecrit pour le Défi du samedi sur le thème « Rencontre » avec pour contrainte de faire intervenir les réflexions de l’ange gardien d’un des personnages.

 

 

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