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4 décembre 2009 5 04 /12 /décembre /2009 00:00




Il me regarde.

Qui d’autre ? La rue est déserte et je suis la seule cliente. De toute façon il ne s’en cache pas vraiment. Au point que ça m’aurait sans doute paru inconvenant s’il n’avait pas été joli garçon. Mais pourquoi est-ce qu’il ne m’aborde pas à la fin ?... Je ne suis pas mécontente d’avoir mis cette robe. Finalement la journée ne sera peut-être pas si mauvaise. En général, quand ça commence comme ça, ça va de mal en pis, mais peut-être que pour une fois… J’ai bien fait de m’arrêter ici. Je reprends un café ou non ? Je suis bien, là. Le soleil matinal est tout ce qu’il y a de plus agréable et sentir ce regard charmant qui revient sans cesse sur moi n’est pas pour me déplaire. Mais s’il ne se décide pas… Vu comme il me regarde, il n’a pourtant pas l’air bien timide. Un peu nerveux peut-être. Moi non. Je suis même étonnamment calme. Pourtant, une engueulade de bon matin avec cet emmerdeur de gardien, la voiture qui n’a pas voulu démarrer, les kilomètres que j’ai dû parcourir à pieds pour rater quand même LE rendez-vous important de la semaine et finalement me perdre en chemin en essayant d’aller au rendez-vous suivant, il y avait de quoi m’énerver sérieusement. A croire que l’âge me rend philosophe. L’âge et le fait que le hasard m’a conduite ici et que s’y trouve ce charmant jeune-homme qui ne me quitte pas des yeux. Une aventure avec un inconnu… voilà qui transformerait radicalement la journée !

 

Elle doit partir.

C’est pas possible autrement. Elle va tout faire foirer. Des mois de boulot foutus en l’air et plusieurs vies menacées si elle sort pas ses fesses de là vite fait ! Putain… qu’est-ce que je peux faire ? Ils ont sûrement déjà des gars en place, je peux pas lui parler ils vont penser qu’il y a embrouille. Ils le pensent sûrement déjà… Mais qu’est-ce qu’elle fout là ? Il n’y a jamais personne ici avant 11 heures. Jamais. Et cette conne était là avant moi. Comment c’est possible, ça ? En plus ça fait un moment qu’elle a fini son café. Pourquoi elle part pas ? Elle va tout faire foirer. A moins qu’elle soit avec eux ? Un piège ? Un éclaireur ? Peu probable… Ils auraient pas non plus pris le risque de jouer aux cons dans cette histoire. Le hasard. Seulement le hasard. Putain on avait tout prévu ! Tout. Des mois à gagner leur confiance. A nous introduire un par un, à nous faire accepter, à les amener à conclure ce deal. Mais un rien les fera lâcher l’affaire. Ou pire. Pourquoi on n’a pas pensé à ça ?... Parce qu’il n’y a jamais personne ici d’habitude. Jamais. Comment un plan si parfaitement préparé peut-il se transformer en fiasco ? Putain… à cause d’une donzelle qu’a rien d’autre à foutre que siroter un café pendant des plombes ! C’est pas possible une tuile pareille. Pourvu qu’ils n’en tiennent pas compte. Il faut qu’ils viennent. On me redonnera pas de sitôt les moyens de les serrer. Et j’ai deux gars encore dans leurs rangs. Si ça foire ils vont morfler. Qu’est-ce que… ?!

 

Fusillade au sunlight café.

C’est en milieu de matinée hier qu’a éclatée l’impressionnante fusillade qui a secoué tout un quartier, d’ordinaire très paisible. Les rares témoignages évoquent des hommes « sortant de nulle part » et « tirant en tous sens ». La fusillade a fait de nombreuses victimes, parmi lesquelles quatre policiers en civil dont on ignore encore ce qu’ils faisaient sur les lieux, deux membres influents d’une importante organisation criminelle ainsi que le patron du café et une cliente, tous deux inconnus des services de police.

 

 



Ecrit pour Kaléïdoplumes : écriture sur image (E. Hooper – Sunlight in a Cafeteria).

 

 

 


 

 

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27 novembre 2009 5 27 /11 /novembre /2009 12:05

Pour une fois, la scène de crime était marrante. Bon : on ne s’autorise jamais la franche rigolade tant que le cadavre a pas été enlevé, mais là on avait quand même tous un peu de mal à se retenir. Surtout que tout portait à croire qu’y avait sans doute pas eu de crime, ce qui dédramatise toujours un peu une scène de crime, forcément.

 

Notre macchabée avait pas oublié d’être con. Il semblait s’être mis en tête d’entrer dans le livre des records et il y avait, sur des feuilles éparpillées devant lui, une longue liste des records qu’il avait apparemment envisagés : le plus grand nombre de slips enfilés, le pet le plus court, l’écharpe tricotée en point mousse la plus longue… il en avait des pages et des pages comme ça. Beaucoup étaient rayés, avec des mentions comme « déjà pris » ou « raté » notées à coté. Il y en avait un qui n’était pas encore barré et, au contraire, était entouré en rouge et souligné : « plus grand nombre d’objets insolites avalés ».

L’autopsie a permis de se rendre compte qu’il avait déjà avalé un harmonica, un bouteille de vin dont le contenu semblait lui avoir servi à faire couler le reste, une ampoule 100 watts à faible consommation d’énergie et le capuchon d’un stylo Mont Blanc.

Le reste du stylo, on l’avait déjà trouvé : il l’avait avalé de travers et la plume lui avait transpercé la carotide.

 

Pour le plus grand nombre d’objets avalés, j’en savais rien, mais j’étais sûr qu’il avait de bonnes chances pour le record de la mort la plus con de l’année.

 

 

 

 

Ecrit pour Kaléidoplumes : « Ecriture sur image et consigne : on n'y trouve pas d'arme, juste quelques feuilles de papier, un stylo Mont Blanc et un harmonica, que vous mentionnerez dans votre texte. D'après vous, qu'est-ce qui a pu se passer ? »




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9 octobre 2009 5 09 /10 /octobre /2009 00:00




-
        
C’est ça la scène de crime ?

-         Ben ouais…

-         Et vous avez pas posé les scellés ?

-         Les quoi ?

-        

-        

-         Bon. On en reparlera… Je croyais que le gars avait été salement amoché ?

-         Ah ça !  Méconnaissable !

-         Et il a pas saigné ?

-         Ah ben si ! Plutôt deux fois qu’une ! Ce serait même pour ça qu’il est mort, d’après les premières constatations du légiste… Il se serait vidé de son sang.

-         Et il est où le sang ?

-         Ah ben y a la bonne qu’a serpillé.

-         Vous vous foutez d’ma gueule ?

-         Ben non pourquoi ?

-         Vous avez laissé la bonne nettoyer la scène de crime avant l’arrivée des enquêteurs et de la scientifique ?

-         Ah ben non ! C’était tout propre quand elle nous a appelés !

-         C’est elle qui a appelé ?

-         Oui. Elle a trouvé le corps, elle a tout nettoyé et elle nous a appelés.

-        

-        

-         Et elle avait nettoyé le corps aussi ?

-         Un peu, oui… elle l’avait posé là-bas, sur un banc, pour pouvoir serpiller.

-        

-        

-         Costaud, la bonne, hm ?

-         Ah ça ! Vous l’auriez vue ! Une sacrée bonne femme !

-         Et elle est où ?

-         Ah ben je sais pas !

-         Comment ça vous savez pas ?

-         Ben non… j’ai pas voulu l’embêter plus que nécessaire, vous comprenez…

-         Non. Je comprends pas, non. La bonne du curé vous appelle parce qu’elle a trouvé son cureton clamsé dans le confessionnal, elle nous laisse un scène de crime propre comme un sou neuf et vous, vous la laissez filer ?

-        

-         Hm ?

-         Oui, c’est sûr, vu comme ça…

-         Oui, hein…

-         Pardon, chef.

-        

-         Bon… et le corps, elle l’avait juste déplacé ?

-         Euh…

-         Oui ?

-         Ben alors en fait… comment dire…

-         Bon allez, crachez, on a assez perdu d’temps !

-         Oui, alors voilà. Elle a dit qu’elle l’avait trouvé nu, avec un cierge…

-         Un cierge ?

-         Un cierge…

-         Il tenait un cierge ?

-         Pas exactement…

-         Bon, faut que j’devine ou vous comptez expliquer ?

-         Hum… alors disons qu’il aurait eu, d’après elle, un cierge allumé dans le… euh… fondement.

-         Il avait un cierge dans l’cul ?

-         Voilà. Oui. Pour ainsi dire…

-         Et elle y a touché ?

-         Ben en fait… oui. Elle l’a enlevé et elle a rhabillé l’curé. Pour sa dignité, voyez…

-         Sa dignité.

-         Oui. Voilà. C’est ce qu’elle a dit.

-         Et vous avez soigneusement rangé le cierge pour le relevé d’empreintes, n’est-ce pas ?

-        

-         Hm ?

-         Ben c’est qu’ça a pas été possible, non…

-         Et pour quelle raison ?

-         Ben… elle a voulu le faire brûler sur l’autel, là-bas, avec une prière et tout pour laver le sacrilège et tout ça, sauver l’âme du curé, des trucs de bonne sœur, quoi.

-         Elle est pas bonne sœur, elle est bonne, bon sang !

-         Ben… « bonne du curé » c’est pas « bonne sœur » ?

-         Putain… Bref : vous l’avez laissée faire sans broncher ?

-         Ben j’y connais trop rien aux religions, moi !

-         Et au métier de flic, vous y connaissez quelque chose ?

-         Pardon, chef… mais c’est mon premier curé mort, aussi…

-         Ouais, ben pour c’qui est d’votre avancement, j’crois qu’des curées c’est pas votre dernière en tout cas…

-         Hein ?

 

 

 

 

Ecrit pour Kaléïdoplumes : « écriture sur image ».

 

 

 

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2 juillet 2009 4 02 /07 /juillet /2009 21:30


Dès les premiers jours, nous savons tout ce qui est à savoir des autres passagers. Du moins tout ce que chacun veut bien dévoiler. Tout le monde se donne avec application un air affable, mais la tension est palpable. L’annonce était tout aussi énigmatique qu’alléchante, mais personne ne se fait d’illusion sur le genre de candidats qu’elle a attiré.

Ils gardent pour l’heure soigneusement leurs distances, se jaugent, se testent… moi je reste aussi impénétrable que possible. Je ne suis pas un cobaye. J’ai enquêté sur chacun d’eux scrupuleusement afin de percer tous leurs secrets. Ils ne doivent pas savoir que je sais tout ce qu’ils cachent. A part ce pauvre type qui a tout perdu à la suite d’une mauvaise passe alcoolisée, tous ont un casier à faire pâlir Al Capone et Jack l’éventreur réunis. Du moins tous devraient en avoir un, si ce n’était pas le chaos.

Cette fille chétive aux airs d’adolescente, par exemple… double meurtre. Sous l’effet de puissants psychotropes, certes, mais elle semble ne jamais avoir éprouvé le moindre remords depuis. Le gros type adipeux à l’air effrayé qui sue comme un porc : un pointeur. Arrêté une fois pour agression sexuelle sur mineur, relâché faute de place en prison. Me plonger dans sa vie est une des pires expériences que j’aie vécue. Le beau gosse qui a le mal de mer et vomit tripes et boyaux depuis trois jours au-dessus du bastingage, une petite ordure de la pire espèce. Dealer de crack à la sortie des écoles, il séduit les plus jolies et les plus accros de ses clientes pour les mettre sur le trottoir et leur démolit le portrait avec acharnement si elles refusent… parfois même si elles acceptent. La demi-vieille à l’air hagard, une pute soit disant au grand cœur. Elle élimine la concurrence, les beautés de l’Est, au coupe-chou dans les ruelles. Elle a survécu à trois macs et on dit qu’elle n’est pas étrangère à leur disparition. Le type entre deux âges aux airs de représentant de commerce a à son actif au moins douze meurtres. Des jeunes-femmes. Même type que la petite droguée. A surveiller.

Ils sont trente-cinq comme ça. Presque tous avec un pedigree de cet acabit. Outre un passé passablement chargé, ils ont en commun deux choses : le besoin de changer de vie et l’appât du gain. Ils comprendront petit à petit qu’un seul d’entre eux reviendra. Et encore. Je ne suis pas sûr du sort qui lui sera réservé. Je n’ai pas demandé.

Sous prétexte d’étude scientifique, ils vont les pousser à s’entretuer, s’entredévorer peut-être même, si tout se passe comme ils l’espèrent… Et les autorités acceptent ces expériences, trop contentes de se débarrasser des nuisibles à moindres frais. Quand plus aucune côte ne sera en vue ils couperont les moteurs. Et ils observeront. C’est immonde… moi je dois rester jusqu’à l’arrêt des machines, ensuite je dégage. Hors de question d’assister à cette horreur.

Pourquoi j’ai accepté le boulot ?

Le fric, tiens. Le fric.

 

 



Ecrit pour Kaléïdoplumes : écriture sur image + incipit : « Dès les premiers jours, nous savons tout ce qui est à savoir… » (Le huitième jour de la semaine, Christian Bobin).

 

 



 

 

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12 juin 2009 5 12 /06 /juin /2009 09:24
 

Ah, mon frère...

Qu'est-ce qu'on a pu rire tous les deux !

Bien sûr notre relation ne se résume pas à ça, mais quand je pense à lui c'est bien ses yeux rieurs que je vois avant tout.

On a eu nos moments difficiles, évidemment. Quelle fratrie n'en connaît pas ? Les jalousies, les bagarres, les chamailleries diverses... Mais pour finir, quand il fallait se serrer les coudes, toujours là l'un pour l'autre ! Un frère comme tout le monde rêve d'avoir... tantôt protecteur, tantôt confident, tantôt taquin... mais toujours prêt à rire ! Ah ça, pour rigoler, on a rigolé... C'est son coté un peu couillon et son air bonhomme qui le rendaient tellement sympathique au premier regard.

Qu'est-ce que j'ai pu l'aimer... on était tellement proche.


Quand maman l'a découvert à la cave, elle a poussé un tel hurlement que j'ai bien failli mourir de peur ! Finalement, c'est sans doute de chagrin que je mourrai... Quand je pense qu'ils me l'ont pris.


Tout ça parce que je l'avais fabriqué avec des morceaux de Kevin, Antoine, Guillaume et Justin.


 

 

Ecrit pour Kaléïdoplumes : « Portrait de votre frère ».



 

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21 avril 2009 2 21 /04 /avril /2009 22:05

« Ah ! comme j’aime m’imprégner des humeurs de la ville en traînant dans ses rues… Car comme je me plais à le répéter, la rue est le cordon ombilical qui relie l’individu à la société.

-     Mon cul ouais !

-     Plaît-il ?

-     J’ai dit mon cul ! Les histoires de cordon que tu racontes à ton pote, c’est que des conneries !

-     Ah… je ne partage pas cette opinion, mais je vous en prie cher ami, développez !

-     J’vais t’dire un truc mon gars : du jour où j’me suis r’trouvé à la rue, ton cordon entre la société et moi l’a plutôt été coupé, radical !

-     Ah mais mon bon ami, vous apportez justement la preuve du contraire ! Si vous ne viviez pas dans cette même rue où je fais justement ma balade digestive, jamais nous n’aurions eu ne serait-ce que l’embryon de cette conversation !

-     Z’êtes gynécologue ?

-     Non pourquoi ?

-     Pour rien… N’empêche mon pote, parce que donc on est pote, ’c’pas ? Ben j’vais t’dire aut’chose… ton cordon ombilical, là, j’m’en cague ! Par contre si tu pouvais tirer un peu sur le cordon d’ta bourse, hein… parce que t’as même pas idée d’puis combien d’temps j’ai rien béqu’té !

-     En effet, non… par contre mon ami, quelque chose me dit qu’il n’y a pas si longtemps que vous avez bu…

-     Allez ! Vas-y ! Donne-moi des l’çons ! J’vais t’dire mon pote, le bonheur on s’y fait, le malheur on ne s’y fait pas, c’est ça la différence et y a qu’un truc à faire, c’est essayer d’l’oublier ! »

 

 

 

 

Ecrit pour Kaléïdoplumes avec pour consigne d’utiliser les phrases suivantes : « la rue est le cordon ombilical qui relie l’individu à la société » (Victor Hugo) et « le malheur on ne s’y fait pas, c’est ça la différence » (Michel Audiard).

 

 

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20 mars 2009 5 20 /03 /mars /2009 00:00

  


Je suis cette dorure versaillaise

je suis une roulure perverse et obèse

je suis un détective alcoolique

je suis une plumitive bordélique

je suis une sirène légendaire

je suis un tueur sanguinaire

je suis une baronne sulfureuse

je suis une midinette amoureuse

je suis un policier torturé

je suis un génie énamouré

je suis une pute au grand cœur

je suis un oiseau de malheur

je suis tenancière de bordel

je suis diablesse ou ménestrel

je suis l'automne, le printemps, l'hiver

je suis vampire, poète ou sorcière



je suis qui je veux, qui vous voulez

je suis qui j'écris, qui vous lisez

 

 

 



 

Ecrit pour Kaléïdoplumes sur la consigne « Ecrire un texte le plus autobiographique possible à partir de votre 'plumimage' »


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6 février 2009 5 06 /02 /février /2009 08:53

 

Ravagée par le blues cafardeux

qui déjà gagne son cœur meurtri

aussi profond que l’abyssal bleu

du fond aquatique où elle gémit

une hippocampe hypocondriaque

captive d’une carapace égarée

dont elle voulait se faire un hamac

maudit cet étourdi scarabée

 

Bien loin de ce problème épineux

le moustique crétin se réjouit

du rouge orange éclatant du feu

qui embrase sa jolie prairie

l’idiot se sentant l’âme cosaque

ne sent pas ses ailes lui brûler

et finit par se sentir patraque

au milieu de ce fatal bûcher

 

Tapi dans le rond confort juteux

d’un abricot juste un peu flétri

l’asticot parano est soucieux

est-ce le jaune soleil qui brille ainsi ?

car si c’est un ananas quel trac

en salade de fruits il a glissé

il est mal barré ça pue l’arnaque

c’est foutu il va se faire bouffer

 


Ecrit pour Kaléïdoplumes : "poème, 3 à 6 strophes, une couleur / un paysage par strophe + mots imposés : hypocondriaque - captif - scarabée - épineux - rond - abricot - glisser."



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27 janvier 2009 2 27 /01 /janvier /2009 10:26

Grand-mère Erzsébet, c’était ce qu’on appelle un personnage. On ne peut pas dire qu’elle était très attachante. Elle a semé des bâtards à travers le temps et le monde sa vie durant mais n’a laissé survivre aucun père à ses nuits de débauche, se faisant matriarche versatile, volubile et volatile d’une incommensurable fratrie hétéroclite. Elle n’était pas foncièrement mauvaise, elle était… ce qu’elle était.

 

Je ne suis pas comme elle. Je ne veux pas le devenir.

 

Hier c’était mon anniversaire, j’ai eu l’âge qu’elle avait encore elle aussi. Elle a voulu me faire elle. Alors je lui ai enfoncé un pieu dans le cœur et l’ai rendue à la poussière.

 

 

 

 

 

 

Ecrit pour Kaléïdoplumes : Faire le portrait (réel ou imaginaire) de votre grand-mère, avec l’incipit : « Grand-mère (suivie du prénom), c'est (ou c'était) ».

Et pour tout savoir sur la vraie Erzsébet Bàthory, c'est par ici





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25 janvier 2009 7 25 /01 /janvier /2009 09:40

 

Le jeune Pierre-Henri C., 15 ans, a tenté ce matin de mettre fin à ses jours en avalant un flacon de Biactol. Sur le miroir de la salle de bain, tracé à la crème anti-bactérienne, ce message laconique :

 

L’ACNE M’A TUER

 



Ecrit pour Kaléïdoplumes : "vous êtes un garçon de 15 ans et découvrez votre premier bouton d'acné le jour de votre premier rendez-vous amoureux l'après-midi même".


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