courts, noirs et sans sucre
Il me regarde. Qui d’autre ? La rue est déserte et je suis la seule cliente. De toute façon il ne s’en cache pas vraiment. Au point que ça m’aurait sans doute paru inconvenant s’il n’avait pas été joli garçon. Mais pourquoi est-ce qu’il ne m’aborde pas...
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Pour une fois, la scène de crime était marrante. Bon : on ne s’autorise jamais la franche rigolade tant que le cadavre a pas été enlevé, mais là on avait quand même tous un peu de mal à se retenir. Surtout que tout portait à croire qu’y avait sans doute...
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- C’est ça la scène de crime ? - Ben ouais… - Et vous avez pas posé les scellés ? - Les quoi ? - … - … - Bon. On en reparlera… Je croyais que le gars avait été salement amoché ? - Ah ça ! Méconnaissable ! - Et il a pas saigné ? - Ah ben si ! Plutôt deux...
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Dès les premiers jours, nous savons tout ce qui est à savoir des autres passagers. Du moins tout ce que chacun veut bien dévoiler. Tout le monde se donne avec application un air affable, mais la tension est palpable. L’annonce était tout aussi énigmatique...
Lire la suiteAh, mon frère... Qu'est-ce qu'on a pu rire tous les deux ! Bien sûr notre relation ne se résume pas à ça, mais quand je pense à lui c'est bien ses yeux rieurs que je vois avant tout. On a eu nos moments difficiles, évidemment. Quelle fratrie n'en connaît...
Lire la suite« Ah ! comme j’aime m’imprégner des humeurs de la ville en traînant dans ses rues… Car comme je me plais à le répéter, la rue est le cordon ombilical qui relie l’individu à la société. - Mon cul ouais ! - Plaît-il ? - J’ai dit mon cul ! Les histoires...
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Je suis cette dorure versaillaise je suis une roulure perverse et obèse je suis un détective alcoolique je suis une plumitive bordélique je suis une sirène légendaire je suis un tueur sanguinaire je suis une baronne sulfureuse je suis une midinette amoureuse...
Lire la suiteRavagée par le blues cafardeux qui déjà gagne son cœur meurtri aussi profond que l’abyssal bleu du fond aquatique où elle gémit une hippocampe hypocondriaque captive d’une carapace égarée dont elle voulait se faire un hamac maudit cet étourdi scarabée...
Lire la suiteGrand-mère Erzsébet, c’était ce qu’on appelle un personnage. On ne peut pas dire qu’elle était très attachante. Elle a semé des bâtards à travers le temps et le monde sa vie durant mais n’a laissé survivre aucun père à ses nuits de débauche, se faisant...
Lire la suiteLe jeune Pierre-Henri C., 15 ans, a tenté ce matin de mettre fin à ses jours en avalant un flacon de Biactol. Sur le miroir de la salle de bain, tracé à la crème anti-bactérienne, ce message laconique : L’ACNE M’A TUER Ecrit pour Kaléïdoplumes : "vous...
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