courts, noirs et sans sucre
- T’as lu L’alchimiste ? - Non. - Ça parle de moi. - Ah ? - Ouais. Y a un berger, y m’demande « c’est où les pyramides ? » et moi j’lui dis « c’est par là ». - Ah. - Ouais. J’suis figurant dans L’alchimiste. - Ah, bien… - Tu lis quoi, là ? Ça parle de...
Lire la suiteC’était une bombe. Pas une fille qui inspirait de longs moments de tendresse, suspendus dans le temps, votre regard solidement ancré dans le sien, sa main dans la vôtre et au bord des lèvres le souffle rêveur d’une invitation à la romance poétique au...
Lire la suiteJ’attendais que le feu passe au vert pour traverser, quand j’ai remarqué le trio sur le trottoir d’en face. Une femme aveugle avec canne blanche, et un couple de vieux. Elle, petite, la dignité engoncée dans l’épaisse laine d’un manteau, lui, sans doute...
Lire la suiteDes mois que je galérais, que je survivais difficilement de foyers en bouts de trottoir, gagnant trois sous en lavant des pare-brises ou en tendant la main, et je voyais venir le moment où j’allais finir par succomber au chant des sirènes pour aller tailler...
Lire la suiteIl y a quelque temps, je me suis laissée abuser par un homme auprès de qui j’avais cru pouvoir trouver le bonheur. Ce genre de bonheur avec des chabadabada dans le cœur et des étoiles dans les yeux… le bonheur de roman, celui dont on fait les films qui...
Lire la suiteJ’étais entrée dans ce troquet complètement par hasard la première fois. J’en étais devenue une habituée parce que l’endroit était toujours presque vide et calme et que pour tuer une heure avec un bouquin il n’est nul besoin de siroter son café dans un...
Lire la suiteJe déteste ça. Sincèrement. Cogner un gosse ne l’a jamais rendu moins pénible et la baffe me fait plutôt l’effet d’un défouloir pour qui l’assène. Alors quand un geste malheureux m’échappe malgré moi, je déploie tant d’efforts et d’énergie pour lutter...
Lire la suiteCertains m’ont fait la remarque – et d’autres l’ont peut-être formulée dans leur tête sans oser me le dire – que je semble entretenir avec la courgette un rapport… particulier. Et je dois bien convenir que certains de mes écrits peuvent effectivement...
Lire la suiteIls m’ont appelée Clitorine. Ne riez pas ! Enfin si, d’ailleurs : riez donc, comme tout le monde, après tout j’ai l’habitude. Toute petite déjà, je devais sûrement me rendre compte que les adultes se poilaient quand mes parents leur disaient. Clitorine…...
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On avait planté les tentes sur cette immense plage, aussi belle que déserte, en s’émerveillant qu’un tel endroit puisse exister sans être envahi par une horde de forcenées du bikini. A peine croyable. Et on n’en trouvait l’endroit que plus beau encore....
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