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courts, noirs et sans sucre

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au bout du fil


Au début, cette histoire paraissait cousue de fil blanc mais, de fil en aiguille, elle s’est compliquée et m’a donné du fil à retordre au point de me mettre les nerfs en pelote. Ce qui ressemblait à un film à l’eau de rose est vite parti en quenouille. Je vais essayer de tout vous raconter sans perdre le fil…

 

Tout a commencé au concert de l’orchestre philharmonique de la ville quand j’ai voulu filer à l’anglaise à l’entracte. La grande musique, ça me file le bourdon alors j’ai essayé de me carapater mais j’ai été battue sur le fil dans la queue du vestiaire par un philatéliste philanthrope qui a réussi à me convaincre de ne pas me défiler. Sa compagnie m’était plutôt agréable et comme j’en avais assez de filer un mauvais coton avec des filous philistins, je me suis donné une chance de filer le parfait amour avec lui.

 

C’est à cette époque que les appels anonymes ont commencé à devenir comme le fil rouge de mes journées et que ça m’a tellement filé les jetons que j’ai filé rancard à Phil pour lui demander de s’installer à la maison. Il n’avait pas vraiment inventé le fil à couper le beurre mais il était sympathique et joli garçon. Il filait doux et je menais le fil tranquille de mon existence à ses cotés sans trop me poser de questions.

 

Un jour, j’ai fait tomber un fil de gruyère sur un timbre de sa collection et il m’a filé une telle torgnole que j’ai compris que notre histoire ne tenait qu’à un fil. Je me suis dès lors sentie sur le fil du rasoir et j’ai essayé de lui en parler, mais il n’était pas très philosophe et c’était dur de garder le fil d’une conversation sur le sujet. J’avais comme un fil à la patte et il a bien dû voir à ma bobine qu’il y avait un malaise, mais moi je n’ai pas compris tout de suite qu’il avait une araignée au plafond.

 

Maintenant que je sers de fil à plomb, que je balance au bout du fil à linge, pendue par les pieds depuis déjà deux jours au milieu du salon, et que je l’entends passer ses coups de fil anonymes, je me dis que, dans le fond, je le savais depuis le début. Il faut toujours se méfier des philatélistes.

 

 

 

 

Ecrit pour les Impromptus littéraires sur le thème « Au bout du fil ».

 

 

 

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S
"J’avais comme un fil à la patte et il a bien dû voir à ma bobine qu’il y avait un malaise, mais moi je n’ai pas compris tout de suite qu’il avait une araignée au plafond."<br /> J'adore cette phrase !!!
Répondre
P
<br /> et cette phrase t'adore! HA HA !<br /> <br /> ça fait toujours plaisir de te voir traîner par ici !!<br /> <br /> <br />
H
et bien franchement, de tous ceux que j'ai lu sur le theme au bout du fil..c'est ma préférée..je suis abasourdie. Bravo!
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P
<br /> ouuuuh... merci merci! bah dis donc, ça fait plaisir... ;o)<br /> <br /> <br />
S
ça balance pas maaaal à Paris<br /> ça balance pas maaaal<br /> <br /> ça balance pas maaaal à Paris<br /> ça balance ici
Répondre
P
<br /> the blagueur of the toile  ;o)<br /> <br /> <br />
J
Bravo Poupoune, c'est de la haute couture !
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P
<br /> hé hé ! Merci  ;o)<br /> <br /> <br />
C
au timbre de sa voix tu aurais sans doute pu le démasquer...ÜüÜ
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P
<br /> ah ça ouais, j'aurais pu deviner qu'il était timbré. ah ah AH AH AH.<br /> <br /> <br />