courts, noirs et sans sucre
La musique adoucit les meurtres. C’est pourquoi mon mode opératoire est réglé comme du papier à musique.
Je choisis chaque proie avec soin pour qu’elle ne détonne pas dans mon harmonieuse victimologie. Je l’approche en silence et commence par une clé de bras pour l’immobiliser. D’un croche-pied, je la cloue au sol et je laisse la tension s’installer crescendo, avant de clore le mouvement à l’arme blanche.
Et pour parfaire mon œuvre, je procède à la partition du corps à la scie musicale.
Ecrit pour les Impromptus littéraires.