courts, noirs et sans sucre
tes bateaux en papier
n’ont jamais navigué
ils se sont abîmés
dans des mers agitées
le premier s’est noyé
dans ton bain savonné
le deuxième sans tanguer
vers l’égout a vogué
le troisième a flotté
et puis s’est déchiré
le dernier envolé
par le vent emporté
tes bateaux en papier
n’ont jamais navigué
mais ils ont voyagé
par tes rêves portés