courts, noirs et sans sucre
La fillette avait fabriqué un chouette objet magique. Elle y avait enfermé une plume pour les voyages, pour la richesse un coquillage, du coton pour les caresses, pour être belle une pierre qui étincelle et pour l’amour enfin un joli cœur tout fin. Pour y mettre de la magie, elle a bien réfléchi, fermé les yeux et fait un vœu qu’elle y a soufflé aussi. Elle a serré très fort – sinon la magie sort – et on a refermé son fabuleux paquet.
Quand la nuit est tombée, tranquille elle s’est couchée, près d’elle son objet qui la protègerait : elle en avait trop marre de ses affreux cauchemars et avait fait le vœu qu’ils disparaissent, adieu !
Et voulez-vous savoir ce qui est arrivé au cœur de la nuit noire alors qu’elle dormait ?
A chaque fois qu’elle bougeait, que ses sourcils se fronçaient parce qu’un rêve était mauvais, il sortait de sous son oreiller un des trublions qui la hantaient.
Elle était bien débarrassée et a pu tranquillement rêver de princesses et de chevaliers... mais tous ces vilains qui s’échappaient, savez-vous ce qu’ils ont fait ?
Le gros méchant loup avec son pelage si doux, il en a mis partout, des poils gris et roux ! La sorcière en colère, sur son balai dans les airs, a fait voler plein de poussière… L’affreux monstre baveux, tout moche et tout dégueu, a sali (pas qu’un peu !) les tapis merveilleux. La géante araignée a tellement tissé de toiles dans l’entrée qu’on ne peut plus passer. Mais alors le pompon, c’est l’énorme dragon, qui a mis le feu au salon !