courts, noirs et sans sucre
L’aube arriva à point nommé. Etrangement, je n’étais même pas fatiguée… Faut dire que voir percer les premiers rayons du soleil m’a redonné la patate ! C’est que je commençais à chopper des crampes… Des heures que j’étais là, immobile, à quasiment retenir ma respiration pour pas qu’il puisse me repérer… Moi je le voyais. Du moins je le devinais. Je l’avais vu gagner l’obscurité d’un porche, juste en face de ma planque. Un miracle qu’il ne m’ait pas repérée. J’aurais pu essayer de l’avoir par surprise, mais ça n’aurait pas été malin de prendre ce genre de risque alors qu’il me suffisait d’attendre. Et mon attente allait être récompensée.
Dès que l’éclat du soleil a été suffisant, je suis sortie de ma cachette. Je me suis dégourdi les jambes en clamant haut et fort le bien que ça faisait… Je l’ai aperçu qui a fait un pas pour sortir de l’ombre avant de se raviser. Alors j’ai fait quelques étirements en m’émerveillant à chaque mouvement du plaisir que cette gymnastique me procurait. Et puis j’ai commencé à beaucoup plus sérieusement le narguer. Je m’approchais autant que possible de lui, je lui faisais des grimaces de gamine, j’ai même dansé la gigue. Il fulminait. Lui aussi avait passé la nuit immobile à me guetter. Alors comme coup de grâce, j’ai fini par lui montrer mes fesses.
Il a jailli d’un coup de l’obscurité qui le cachait. En un seul bond il était sur moi.
Et pfffuuuiiit.
C’que ça peut être con un vampire.
Y a kékunkimadi… une idée, une idée… hm… ‘oyons ‘oyons… hm… ok, alors : « L’aube arriva à point nommé. Etrangement, je n’étais même pas fatiguée ». Et voilà.