courts, noirs et sans sucre
La nuit tous les chats sont gris, qu’on dit. J'en sais trop rien. Moi, les chats c'est pas mon truc. Par contre... Eh !... eh, remets-m’en un, s’te plaît. Pareil, ouais. On change pas une équipe qui gagne.
Hé hé…
Hé...
… Qu’est-ce que j’disais, moi, déjà ? Ah ! Ouais… les chats gris, là… hé hé… les chats, chais pas, mais moi, sûr, la nuit, chuis gris ! Hé hé… elle est bonne celle-là.
… Pourquoi j’parlais d’ça déjà ?... Ah ouais. Moi chuis pas très chats. J’préfère les canassons. C’est gris, la nuit, un canasson ? J’en ai jamais vu, la nuit… Le jour non plus, en fait. Enfin pas en vrai, quoi. J’les vois juste à la télé, au PMU… Pis là, de jour ou de nuit, t’façon, avec les projos d’l’hippodrome, c’est toujours un peu l’jour. Une chance ! Pas’que si z’étaient tous gris, les ch’vaux, ch’rais bien emmerdé ! Je parie jamais, JA-MAIS sur un ch’val gris. Ça gagne jamais, un ch’val gris… Jamais.
… Tu m’diras, j’gagne pas souvent non plus. C’est vrai… ouais… pas souvent… non. Chais plus si j’ai d’jà gagné une fois…
Hein ? Non ?... Chais pas… Roger, tu t’souviens si j’ai d’jà gagné ?... Nan ?... Ben tiens, tant qu’j’te tiens, tu m’en r’mets un, s’te plaît ?... A la tienne, ouais…
… J’devrais p’t’êt’ miser sur les gris… Eh ! Dis… ça existe les courses de chats ?
Y a kékunkimadi… n’aut’ idée ? ‘core ??... hm… ok, alors : «La nuit tous les chats sont gris, dit-on. J'en sais trop rien. Moi, les chats c'est pas mon truc. Par contre... ». Et voilà.