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courts, noirs et sans sucre

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ce n'est qu'un au revoir

 

Quand je ferme les yeux je ne revois que son visage un peu flou, derrière le voile des larmes que je n'ai pas réussi à retenir. C'est pas un endroit pour retenir ses larmes, un quai de gare au moment de se dire au revoir. Mais d'avoir perdu déjà le souvenir de son sourire, de son regard brûlant de désir, de ses lèvres rondes, de son visage endormi tout contre mon sein, pour ne plus me le rappeler que flou, ça me fait un mal de chien.


Je ne parle pas de cette douleur de poète d'un coeur qui explose, se brise, se déchire ou que sais-je encore... non, je vous parle d'avoir mal. Ma gorge qui se serre tant que je ne peux plus avaler ma salive sans grimacer. Mes entrailles qui se nouent au point de me donner l'impression qu'on a serré ma taille dans mon bracelet de montre. Et la migraine, prix de tant de larmes versées...

Je ferme les yeux et j'ai mal. J'ai perdu son visage...


Bien sûr, tout est relatif. Pour que cessent mes pleurs, j'ai planté tout-à-l'heure la pointe des ciseaux dans ma cuisse et ça m'a fait beaucoup plus mal. C'est sûr. Mais c'est passé.

Et son visage flou de nouveau à mon esprit. Et la douleur...


Tout est relatif, oui... s'il m'avait dit « adieu » et non « au revoir »? D'y penser, mon corps et mes traits se tordent sous la douleur fulgurante de mon ventre, mon souffle ne passe plus tant ma gorge se serre et mon crâne est prêt à exploser. Et toujours ces incessants sanglots... à devenir folle. J'ai posé les deux mains bien à plat sur la plaque de cuisson allumée et ça m'a fait tellement plus mal! Mais c'est passé.

Et son visage... flou... la douleur...


Tout est relatif, c'est sûr. J'ai eu l'impression que tous mes os se brisaient en même temps. J'ai eu infiniment plus mal! Instantanément oubliés la gorge, le ventre, la migraine... J'entends des conversations qui disent que du cinquième étage, j'ai eu une sacrée chance. Je ne sais pas ce qu'ils m'ont fait. Je ne sens plus mes bras, mes jambes, mes os brisés... J'ai pourtant cru mourir de douleur. Mais c'est passé.

Et de nouveau son visage flou. Mes larmes...


Je vais finir par mourir de chagrin si ça ne s'arrête pas.





 

Ecrit pour les Impromptus littéraires sur le thème « Tout est relatif ».



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M
Faut que je te dise, ce que je préfère chez toi c'est la pondération, en tout point.<br /> <br /> NDLR : J'essaie de ne plus mettre de smiley à la fin de mes phrases, mais si j'en avais mis un c'eût été "Ü". Mais je ne l'ai pas mis. Mais je suis en début de sevrage donc j'en parle. Mais point ne le met.
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P
<br /> oui, c'est tout moi, ça : modération, mesure... toujours. un peu un art de vivre.<br /> <br /> (tu es sur la bonne voie, je sens que tes efforts vont payer, j'ai confiance, tu peux le faire. et si tu y arrives, je m'engage à ne plus utiliser ce satané clin d'oeil moche ;o) du moins dans<br /> mes com' chez toi et mes réponses ici. note bien toutefois que tes Ü ne me gênent aucunement et que même je les trouve plutôt rigolos... mais je t'aide pas, là, hein?)<br /> <br /> <br />