courts, noirs et sans sucre
Parfois mon humeur s’assombrit, mon cœur se serre et se déchire, quand l’idée de te perdre s’immisce dans mes pensées, mais je sens au plus profond de moi que tu m’es destiné et je me berce de cette illusion que tu brilleras bientôt à mon firmament comme un astre nouveau.
Tu as su allumer mon désir, qui m’emporte comme un torrent et c’est toute frémissante de joie contenue que je bois à grands traits cet élixir de vie que sont tes paroles tendres.
Plongée dans les affres de l’attente et du désir, je m’abandonne à l’émotion qui me submerge et la joie qui m’envahit quand j’imagine la sensualité brûlante de ton corps et l’infinie tendresse de tes promesses.
Dans les tréfonds de mon être, ivre d’amour et de désir, je caresse le fol espoir que mon besoin impérieux de sentir chaque parcelle de mon corps fondre sous tes baisers et s’abreuver aux sources mêmes de l’amour sera bientôt comblé.
Je baisse les paupières et l’image de ton visage se forme dans mon esprit. Tu as deviné ce léger égarement, cette hésitation permanente qui trahit quelque fêlure secrète, mais tu n’en nourris pas moins mes illusions et cette passion effrénée qui émane de tout ton être me donne l’assurance que les charmes secrets de notre liaison tumultueuse ne sont pas illusoires.
Paris fera à nos rêves un écrin somptueux et tu peux m’imaginer, tendue comme un arc, attendant tes caresses. J’ai faim de ton corps, de toi et je m’abîme dans de tendres pensées sans plus chercher à endiguer le flot d’émotions qui me submerge.
Lettre enflammée composée (presque) intégralement de clichés épinglés par Hervé Laroche dans son « Dictionnaire des clichés littéraires ».