courts, noirs et sans sucre
Seule dans son palais de corail
aux corneilles la sirène baille
rêvant d’héroïques batailles
lui jetant un prince à la baille
Elle n’a pas trop la vie duraille
mais elle s’ennuie et se les caille
en tricotant un beau chandail
pour un Ulysse couvert d’écailles
Elle en a marre de la poiscaille
il manque un homme en son bercail
ceux qu’elle attire par sa gouaille
se noient bien vite dans ses entrailles
Même les flots murmurent et raillent
de la princesse les airs canailles
sirène que le doute assaille
derrière sa saline muraille
Ses rêves sont la seule chose qui vaille
elle y rencontre un samouraï
s’amourache d’un chanteur de raï
déraille pour un guerrier Massaï
Vivement que vienne en son sérail
un homme un vrai qui défouraille
bien vite avant qu’elle ne défaille
que ne vienne l'heure des funérailles