courts, noirs et sans sucre
Il est parti. sans m’embrasser sans se retourner sans s’excuser sans pardonner sans pleurer sans m’aimer Avec sa fierté. Je suis restée. éplorée laminée dévastée abandonnée méprisée désaimée Sans lui.
Lire la suiteLa légèreté de ton pas, à celui du diplodocus pareil, m’arrache immanquablement à mes songes quand, enfin, au milieu de la nuit, tu vas te brosser les dents. Le bruit de ton urine directement dans le fond de la cuvette, que j’entends par la porte que...
Lire la suiteC’est la fête. Normal, j’ai trente ans. Alors ce soir, fête obligatoire. J’ai tout essayé pour y couper, rien à faire. J’aurai ma fête surprise ce soir. Je le craignais, j’ai fait savoir à tous ceux que je soupçonnais de pouvoir organiser la sauterie...
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J’ai toujours détesté les jours de lessive. Je revois la bassine dans laquelle j’aurais pu tenir tout entière, l’eau que Mamy mettait à bouillir dedans, la buée qui venait brouiller la vue sur les fenêtres et les piles de draps et serviettes que Mamy...
Lire la suiteL’endroit était encore plus glauque que j’avais imaginé. Ça puait la charogne, je voyais que dalle et j’avais l’impression de marcher sur une épaisse couche de merde. J’avais dû faire taire la gosse. Ses cris et ses pleurnicheries, en plus du bruit du...
Lire la suiteDéposition de : Liliane Dorval dite « Lilibelle » Recueillie par : commissaire M. Hyckz Date : 28/02/2004 – début enregistrement : 05h25 - Bon, qu’est-ce que tu peux me dire ? - Crever d’une overdose ou la gorge tranchée dans une poubelle, c’est toujours...
Lire la suiteLa dame d'un certain âge qui lit France-Soir dans un coin du compartiment est une dame comme toutes les dames d'un certain âge à l'exception toutefois qu'elle porte des chaussures d'homme. Et que c’est un homme. Le choix de faire le voyage dans cet accoutrement...
Lire la suiteJ’ai entendu des cris, une engueulade sûrement. Ça arrivait souvent, mais ça allait jamais très loin. Y avait beaucoup moins de tension qu’en taule, ici. Pas sûr que c’est à ça qu’ils s’attendaient en nous larguant comme des bêtes dans un genre d’enclos...
Lire la suiteAssez paradoxalement, je ne me suis jamais senti plus utile que depuis que je suis ici, sur cette étagère poussiéreuse dans l’obscurité d’une cave humide. Il faut dire qu’avant d’être arraché à mon milieu naturel et entreposé ainsi, j’étais affreusement...
Lire la suitegris sourire parti s’offrir ? à d’autres ! gris sourire parti souffrir à d’autres reviens-moi à l’aube plus clair plus doux reviens-moi plus franc et plus fier plus fou nous serons au soleil levant mon ange les plus rayonnants des amants étranges
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