courts, noirs et sans sucre
Et me voilà de nouveau seule alors… il y faudra un faux linceul encore, celui-là si beau, qui s’effeuille à l’aurore. Il recouvrira mes épaules, si nues privées de tes bras, masquera comme un khôl, ténu, mes pleurs et mes faux-pas.
J’en parerai mes tristesses, y cacherai mes faiblesses, retrouverai tes caresses. Il me sera le voile derrière lequel montrer mes fausses joies vitales, mes amères vérités.
Et quand tu reviendras le vent l’emportera.