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courts, noirs et sans sucre

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l'oiseuse

 

Il était une fois une fille qui parlait aux oies. Avec cette manie de cancaner au bord de la mare, elle ne s’était pas exactement fait la réputation d’être une lumière. Pour tout dire, elle était même franchement considérée comme une idiote. Les plus gentils l’appelaient l’Oie blanche, les autres l’appelaient Simplette. Moi, je ne l’appelais pas. Je n’aime pas les attardés.

Elle n’avait pas longtemps fréquenté les bancs de l’école, parce que c’était sans espoir et elle se perdait environ trois fois sur quatre en voulant y aller, alors au lieu de la voir dans la cour de récréation jouer avec les autres enfants, on la retrouvait la plupart du temps au bord de l’eau en train de jacasser avec les oies. Il a bien été un temps question d’essayer d’exploiter le filon en se lançant dans le foie gras, mais impossible de mettre la main sur une seule de ces satanées bestioles ! A croire qu’elles ne venaient que quand la gosse leur faisait la causette… Cette bizarrerie a alimenté les conversations au bistrot et à l’église pendant quelques temps, et puis tout le monde s’est désintéressé de la gamine autant que de ses oies. Tout juste si je me souvenais de son existence, d’ailleurs, quand je l’ai vue débarquer, l’air de ne pas toucher terre, au milieu d’une véritable armada de volatiles silencieux qui avançaient vers moi en me regardant d’un air menaçant.

J’ai bien eu le temps de penser que c’était irrationnel d’imaginer qu’une armée de volailles stupides me menaçait, mais c’est pourtant bien à ça que ça ressemblait. Et quand la môme s’est mise à leur parler… Bon sang ! Ces saloperies de bestioles m’ont foncé dessus et m’ont fait reculer jusqu’à me faire tomber dans cette foutue mare où j’avais toujours pensé que la gamine finirait par se noyer ! Et voilà que c’est moi qui vais y mourir, noyée dans vingt centimètres d’eau et des centaines de litres de fientes dont ces putain d’oies, je vous le jure, me bombardent sans relâche ! Sous le regard amusé de la gosse, qui les encourage. Ma propre fille ! Tu parles d’une oie blanche…

 

 

 

 

Ecrit pour le Défi du samedi avec l’incipit : « Il était une fois une fille qui parlait aux oies ».

 

 

 

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M
<br /> Ma Mère l'Oie ! Toujours à rendre des contes.... :o))<br /> <br /> <br />
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P
<br /> <br /> ... pour finir par rendre son jus au four... comme quoi.<br /> <br /> <br /> <br />
M
<br /> Mon grand-père élevait une oie, une seule, c'était presque devenu un animal de compagnie ! Et un soir de Noël elle s'est retrouvée à table avec nous. C'est dire si on l'aimait ! Ou plutôt....si on<br /> l'a aimée ! J'ai eu droit a une grosse cuisse ! Miam ! J'ai pas pleuré, chez moi on ne devait pas pleurer à table ! Ni parler la bouche pleine.<br /> <br /> <br />
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P
<br /> <br /> tu veux dire que vous avez bouffé ta mère, ou c'était une vraie oie ??<br /> <br /> <br /> ;o)))<br /> <br /> <br /> <br />
W
<br /> Oui, mais la matière fait cale, Adrienne !<br /> <br /> <br />
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P
<br /> <br /> et à force de caler, rien ne vient...<br /> <br /> <br /> <br />
A
<br /> héhé, j'étais partie quelques jours, j'ai du retard de lecture à rattraper ;-)<br /> mais où donc Poupoune va-t-elle chercher tout ça, voilà ce que je n'arrête pas de me demander! et à quand une publication "papier"? il y a de la matière!<br /> <br /> <br />
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P
<br /> <br /> Je dois avoir en mémoire inconsciente quelques vies antérieures rigolotes... quant au papier, j'y travaille, j'y travaille... c'est d'ailleurs très absorbant (cf le comm' de walrus ;o)<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Merci en tout cas !<br /> <br /> <br /> <br />
W
<br /> Lourde hérédité !<br /> <br /> <br />
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P
<br /> <br /> mais avec quelle légèreté elle s'en exonère !<br /> <br /> <br /> <br />