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courts, noirs et sans sucre

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hors ton dentiste

 

Il a pris vingt minutes pour nous expliquer clairement et calmement pourquoi mon fils allait devoir porter un appareil dentaire. A la fin de son exposé, j’étais convaincue et mon fils terrorisé à l’idée de ce que serait sa vie sans cet appareil.

Il a écrit quelque chose sur une feuille qu’il a pliée avant de me la tendre en disant : « Je vous laisse réfléchir un moment ».

Réfléchir ? J’étais prête à lui baiser les pieds pour le miracle qu’il promettait d’accomplir dans la bouche de mon fils et le petit aurait sans doute pu étrangler quiconque se serait mis entre ses dents et ce providentiel orthodontiste, alors à quoi voulait-il que je réfléchisse ?

J’ai pris la feuille et je l’ai regardé quitter son cabinet, aussi perplexe que mon fils dont j’entendais la voix se teinter d’angoisse à l’idée que son sauveur ait pu déjà l’abandonner. Je le rassurais d’une main dans ses cheveux en lui promettant que le docteur allait revenir, tandis que de l’autre je dépliais le papier. Et là… J’ai réfléchi très vite.

Quand il est revenu, je l’ai assommé avec la grosse lampe au-dessus du fauteuil, dans lequel je l’ai soigneusement ligoté avant qu’il reprenne connaissance. Quand il a rouvert les yeux, je lui ai demandé où il rangeait ses saloperies d’appareils. Il n’a pas répondu. Il a eu tort. A la place, je lui ai greffé un barreau de chaise dans la mâchoire. Et je ne parle pas métaphoriquement.

 

Je suis sûre que mon fils n’aurait pas nécessairement été malheureux avec les dents croches. Alors que maintenant, tiraillé entre l’angoisse de l’effroyable avenir dentaire que lui a prédit l’orthodontiste et la rancœur contre une mère qui lui refuse les soins nécessaires à son salut, il va devenir quoi, mon gosse, hein ?   

Je sais bien que c’est un métier et qu’un sourire bien droit a un prix. C’est pas le prix, que je conteste. C’est la méthode.

Alors avant de partir, j’ai punaisé sur le front du toubib son putain de bout de papier sur lequel il avait griffonné 4 000 €. Comme ça la prochaine maman saura à quoi s’en tenir avant de le laisser traumatiser son gosse.

 

 

 

 

Pour Laurence… et les dents de son fils.

 

 

 

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M
<br /> On vient de m'apprendre que mini D va porter des lunettes... tu crois que ça commence par la?<br /> <br /> <br />
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P
<br /> <br /> Noooon!!! Les lunettes, c'est un super accessoire de mode ! Rien à voir... ;o)<br /> <br /> <br /> <br />
B
<br /> Monsieur Verdon, si tu nous entends... :-)<br /> <br /> <br />
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P
<br /> <br /> Haaan ! ça balance !<br /> <br /> <br /> <br />
W
<br /> C'est bien de lui avoir rectifié le portrait à ce redresseur de dents !<br /> <br /> <br />
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P
<br /> <br /> Hé hé... quelle profession ingrate, tout de même !<br /> <br /> <br /> <br />
J
<br /> J'ose même pas imaginer ce que t'aurais fait s'il avait été question de prothèse mammaire.<br /> <br /> <br />
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P
<br /> <br /> Ha ha, si, ose : y a moyen que ce soit drôle...<br /> <br /> <br /> <br />