courts, noirs et sans sucre
Je suis supposée me (re)mettre au régime demain.
Déjà, demain, c’est lundi et le lundi, c’est un jour à se mettre au régime. Ou à aller au soleil, mais ça, c’est pas toujours facile. Et puis bon, avec tout le poids que j’ai pris ces derniers temps, la seule idée que je puisse éventuellement ne pas me mettre au régime paraît totalement incongrue.
Voilà.
Et alors ?
Pas grand-chose.
Sauf que si j’y arrive et si je me prive vraiment de tout ce gras et de tout ce sucre qui sont, bien plus que le sexe ou l’argent, la clé du bonheur, je risque de déprimer sec. Certes, en perdant du poids je devrais gagner en assurance et, par ricochet, accroître à terme ma consommation de sexe (laissons l’argent en dehors du débat pour le moment), mais dans un premier temps je devrais surtout avoir la dalle et en nourrir une certaine amertume.
Ce qui ne me rend pas toujours forcément affable et guillerette.
Et quand je ne suis pas d’humeur légère et riante, j’ai tendance à avoir des envies de mort et de désolation, que je sèmerais tel un messager des ténèbres sur mon funeste passage.
Bon : je dis surtout ça pour avertir la frange sensible de mon lectorat ténu qu’il n’est pas totalement impossible que j’égorge des enfants ou que je démembre des vieux ces prochains jours.
Et d’un coup je me demande : le Nutella serait-il le secret de la paix dans le monde ?