courts, noirs et sans sucre
Il a donc fallu, mon aimée, que finalement tu trahisses mon amour insensé pour de sombres caprices ?
Tu en as inventé, des ruses et des malices, pour bien m'amadouer et me pousser au vice. En te grimant, poupée, tu m'as mis au supplice, car comment résister à ces divines délices ? Pour toi j'étais fin prêt à tous les sacrifices, mais toi tu m'as souillé et couvert d'immondice. De mensonges éhontés en vils salmigondis, j'aurai tout avalé… surtout la lie en ton calice.
Mais cela va cesser, il faut que l'on grandisse. Plus besoin désormais qu'autant je te maudisse.
Je vais enfin jeter au feu tes artifices... toi aussi, au bûcher, ma garce ! Qu'on en finisse !
Ecrit pour les Impromptus littéraires sur le thème « feu d’artifices ».