courts, noirs et sans sucre
Alanguie dans mes draps de soie, je regarde mon reflet dans la grande psyché dorée. A mon cou des diamants en rivière pour seul vêtement, le silence assommant de cette vaste demeure pour seule compagnie. Perdue sous mon haut baldaquin au milieu de ce trop grand lit, je me prends à rêver d’une vie moins aigrie.
Je me vois ouvrière, infirmière ou bien caissière, de ces femmes que l’on prend par derrière.
Je vous imagine, Baron, pour une fois, cochon suant, râlant, me saillant comme une truie.
Mais hélas je suis châtelaine, alors ce n’est que délicatement, d’un doigt expert, bagué, manucuré, que je m’envoie au firmament.
Ecrit pour les Impromptus littéraires sur le thème « Luxe, calme et volupté ».