courts, noirs et sans sucre
Quand le courant m’emporte
tes mots que le vent porte
m’émeuvent et me transportent
vers mon néant m’escortent
Je voudrais m’échouer
sur tes rives enchantées
à tes côtes m’arrimer
pour une éternité
Quand les flots et la lune
m’éloignent de tes dunes
je sombre en ma lagune
de tristesse importune
Je voudrais de ton sein
emporter le parfum
pour te rêver coquin
mon délicieux marin
Mais l’immuable gré
des vents et des marées
fixe la destinée
de nos amours salées
Marin tu me fais reine
à ton cœur tu m’enchaînes
Marin entend ma peine
je ne suis que sirène