courts, noirs et sans sucre
j’ai un amoureux virtuel
un allumé de la scribouille
qui donne à ma plume des ailes
qui me gratouille et me chatouille
il met dans mes mots des étoiles
m’en fait des vers et des murmures
quand je le croise sur la toile
ça m’émoustille aux entournures
quand il chahute dans ma sphère
en vrac en pieds en vers en prose
mieux qu’un ami imaginaire
il me titille me rend tout’ chose
aux heures indues je pèche en ligne
le verbe joyeux tout à trac
en doux fantasmes je m’esbigne
au fil des mots et de sa niaque