courts, noirs et sans sucre
Un ami qui me veut du bien m’a dit ce soir que j’étais plus du genre à enterrer les cadavres qu’à fêter les nouveaux nés… Bon. Disons que ça mériterait sans doute d’être un peu nuancé, mais pour la circonstance précise dans laquelle il me l’a dit (encore merci, hein, copain !) et ben… c’est vrai.
Je veux enterrer cette putain d’année finissante de merde.
De préférence, je veux même l’enterrer vivante, avant qu’elle ne m’envoie à la gueule un dernier souffle fétide. Je me méfie. Je veux l’enterrer, puis pisser, cracher et égorger un chien méchant ou deux sur sa tombe. Et l’oublier. Enterrer avec elle les bons comme les mauvais souvenirs dont elle a gavé mon esprit, pourri mes rêves et nourri mes cauchemars.
Et passer à autre chose.
Ah ! Et bonne année, hein…