courts, noirs et sans sucre
Saint Bolique priez pour nous (pour moi surtout)
Un enfant de 5 ans vous demande : « c’est quoi un symbole ? » Vous répondez, trop facile : « c’est quelque chose qui représente un… une… euh… quelque chose. » Et là vous mesurez bien la relative faiblesse de votre explication, notamment dans le regard, certes indulgent, mais néanmoins perplexe, de l’enfant. Qu’à cela ne tienne, il ne sera pas dit que vous n’apaiserez pas sa soif de connaissances et vous jetez un œil discret au dictionnaire :
Figure, objet, être vivant, qui est l'image d'un concept, qui représente une chose abstraite.
Deux solutions s’offrent à vous : livrer à l’enfant la définition telle quelle - et vous supputez qu’il vous faudra a minima expliquer « concept » et « abstraite », sans compter que le fameux symbole restera une notion floue - ou contourner la problématique de la définition absconse au moyen d’une explication par l’exemple.
Quelques instants de réflexions et l’adulte pragmatique propose, si l’enfant est un garçon, « le lion, symbole du courage » ou, si l’enfant est une fille, « le cœur, symbole de l’amour ».
Admettons maintenant que l’adulte n’est pas… enfin pas vraiment… disons… euh… prenons un autre adulte. Il expliquera à l’enfant ce qu’est un symbole grâce à cet exemple fameux qu’est Marianne pour la République.