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1 septembre 2009 2 01 /09 /septembre /2009 20:50


-  Il faut savoir toucher l’instant.

-  Ben j’veux bien, mais c’est fugace, pour le moins…

-  Ouais mais bon, normalement, t’as rien d’mieux à faire, hein, et il suffit d’être bien à c’que tu fais.

-  Bien à c’que j’fais… t’en as d’bonnes, toi ! C’est que j’me donne du mal, moi… Je lésine pas, tu peux m’croire... mais ça dure, ça dure… alors j’te cache pas que de temps en temps, mon attention peut se relâcher… le temps d’souffler, quoi. Mais ça va si vite que parfois…

-  Ah ben oui, mais que veux-tu que j’te dise ? Y a rien d’autre à faire, ma pauvre… des efforts, de l’endurance, de la concentration, une certaine dextérité pour pas rater ton coup et hop ! à toi l’instant de grâce !

-  Pfff… mouais. Mais c’est quand même pas d’bol… Je savais même pas qu’ça pouvait exister d’être à la fois peine-à-jouir et éjaculateur précoce.

 

 

 

Ecrit pour les Impromptus littéraires sur le thème « Toucher l’instant ».

 

 

 

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30 août 2009 7 30 /08 /août /2009 11:54

 


A marée basse, on joue à chercher quelques coquillages malheureux accrochés aux poteaux. On s'imagine chevalier des mers dans cette improbable forêt. On se lance des défis, à celui qui comptera le plus loin. On se rêve prisonnier des terres ou des mers. On organise la libération spectaculaire d'une princesse ou d'une sirène.

 

Mais à marée haute, quand les vents et les courants se déchaînent... combien d'enfants assommés, écrasés, empalés sur ces brise-lames et dont les entrailles, nettoyées par la mer, nourriront la faune marine et les promeneurs distraits qui auront pris ce bout de cervelle pour une moule et ce rein pour un bulot ?






Ecrit pour les Impromptus littéraires : écriture sur image (photo : Sebarjo)


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20 juillet 2009 1 20 /07 /juillet /2009 20:11

 

« Moi, chuis clown… Ouaip’ ! Comme j’te l’dis… un clown. Un vrai. Avec nez rouge, grandes chaussures, bonjour les petits enfants et gnin gnin gnin… Un clown, quoi. Un rigolo. Et ça fait trente ans que j’fais ça ! J’te cache pas qu’y m’tarde de raccrocher, hein, mais pour le moment chuis clown…

Gamin, je détestais les clowns… La première fois qu’ma mère m’a emmené au cirque, le clown m’a choisi, moi, dans le public, pour son numéro… j’étais tétanisé. Et à la fin ce con m’a aspergé avec sa saloperie de fleur.  Tout le monde s’est marré. J’ai jamais eu autant honte de toute ma vie… A partir de ce jour, j’ai détesté les clowns. A chaque fois que ma mère voulais me remmener au cirque, j’essayais d’me faire punir, pis si j’y arrivais pas, j’me planquais sous mon siège dès qu’apparaissaient ces satanés clowns… c’était l’angoisse à chaque fois. Ma mère a jamais voulu comprendre… et ça m’a jamais lâché. De cauchemars en thérapies, j’ai toujours traîné cette putain d’angoisse…

Eh ! Te marre pas ! J’te jure, c’est pas drôle… ressers-m’en un, plutôt.

Une fois, après une soirée… ben… comme celle-ci, tiens, où j’essayais d’noyer l’angoisse, j’ai eu un accident bizarre… J’ai jamais trop bien compris c’qu’y s’était passé vu qu’j’étais cassé comme un coin, mais au final j’ai tué un clown. J’ai pas été inquiété - apparemment ça devait vraiment bien ressembler à un accident, mais j’ai jamais pu chasser le doute. Au fond de moi, je peux pas m’empêcher d’penser que j’l’ai p’t’êt’ bien tué exprès, ce foutu clown… Alors tu t’doutes que ça a pas arrangé mon problème.

Pis un jour… ben j’ai décidé de dev’nir clown. Un peu comme pour expier, tu vois. Et c’était y a trente ans… Trente ans à me faire chier avec des mômes braillards, à me ridiculiser en public tous les jours et à boire pour essayer de pas y penser toutes les nuits. Trente putains d’années… Et tu sais pas l’pire ? Et ben figure-toi que chuis un putain d’bon clown ! »



Ecrit pour les Impromptus littéraires sur le thème : "Le plus beau métier du monde".


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1 juillet 2009 3 01 /07 /juillet /2009 22:17


Oh non ! non, non !... pas encore ! C’est pas vrai… Oh quelle horreur ! Mais ça ne s’arrêtera donc jamais ! Mais qu’a-t-elle donc contre ces femmes ? Oh la la… Comment peut-on faire une chose pareille ? Comment y mettre fin ?

J’ai tout essayé… L’enfermement n’a servi à rien. Elle a toujours réussi à s’échapper, évidemment. Les drogues ont eu un effet catastrophique, sa rage n’en a été que plus terrible et elle s’est livrée aux pires horreurs quand j’espérais la contenir. La thérapie a été un fiasco, elle se fermait comme une huître et disparaissait pour ainsi dire dès qu’un médecin approchait. J’ai voulu la dénoncer, en désespoir de cause, mais elle me l’a fait payer très cher… J’ai eu beau essayer d’expliquer, les médecins n’en ont pas démordu : « tentative de suicide ». Du coup c’est moi qui suis une thérapie. Et dès que j’essaie de parler d’elle je la sens menaçante, pressante, mon crâne semble bouillir et prêt à exploser… La dernière fois que j’ai tenté de demander de l’aide, elle a réussi à me faire perdre connaissance. « Malaise vagal » qu’ils ont dit. Mon cul. Cette garce me contrôle complètement. Je suis incapable de la maîtriser. Je ne peux rien faire. Les journaux l’ont surnommée « la bête du sud-ouest parisien »… Je ne sais pas où elle puise la force pour faire ça. Moi j’en serais incapable. Evidemment que j’en serais incapable, je suis pas ce genre de monstre… mais même sans ça, physiquement, je n’aurais pas la force. D’ailleurs les flics cherchent un homme. J’essaie de leur laisser des indices sans qu’elle s’en aperçoive, mais du coup ils s’en aperçoivent pas non plus. Je ne sais plus quoi faire. J’en peux plus. Je devrais la tuer, mais même ça elle arrive à m’en empêcher. Il faut que j’arrive à la prendre par surprise. Demain j’essaierai encore. J’essaierai de me jeter sous le métro.



Ecrit pour les Impromptus littéraires sur le thème : "La bête".


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22 juin 2009 1 22 /06 /juin /2009 21:19
 

Dans le petit boudoir de Mademoiselle, y a que moi qu'a le droit d'aller. C'est parce qu'avant on était un peu comme des soeurs, vu que c'est un peu maman qui nous a élevées toutes les deux. C'était avant que ses parents y disent qu'il fallait faire son éducation.

Après, on a plus eu le droit de jouer ensemble. De toute façon on avait plus le temps. Elle, à cause des leçons avec sa gouvernante ou son précepteur. Moi, à cause de mon travail. Le matin j'aidais au jardin parce que maman elle disait qu'à mon âge c'était bien que je soye dehors. L'après-midi je l'aidais pour le ménage. C'est comme ça que Mademoiselle elle a décidé que y a que moi qui ira dans son boudoir. Comme on avait plus le droit de se voir, elle a dit que c'est que moi qui fera le ménage. Comme ça on avait quand même comme une cachette pour se voir un peu.

Sauf qu'en vrai on se voyait presque jamais, parce que les heures de ménage c'était plutôt les heures où elle était pas là. Au début, on se laissait des petits cadeaux. Elle elle me faisait des jolis dessins où elle écrivait des choses que je savais pas lire mais je reconnaissais quand même mon nom et moi, je lui apportais ses gâteaux préférés que maman faisait. Mais petit à petit il devenait triste son boudoir. Au début c'était tout joli. Elle avait tout le temps des fleurs et des jouets partout. Après y a plus eu de fleurs. Elle a mis un gros rideau sur la fenêtre. Elle laissait traîner partout des jouets tout abîmés et des livres déchirés. Même une fois j'ai trouvé une poupée qu'elle avait cassée exprès. Elle lui avait tout coupé les cheveux, arraché un bras et crevé les yeux. Et elle lui avait planté une épingle à chapeau dans le ventre. Ça m'a rendue triste parce que je savais qu'elle l'aimait drôlement, cette poupée. Elle la gardait toujours avec elle quand elle venait jouer avec moi avant.

Et puis y a que moi qu'a le droit d'y aller, dans son boudoir, alors que normalement c'est là qu'on se dit des secrets avec ses amies. Moi, avec la fille du chauffeur et des fois le fils du jardinier, j'ai mon boudoir dans la cabane à outils au fond du parc. On rigole drôlement.

Mademoiselle elle rigole jamais.

Elle a arrêté de manger mes gâteaux. Au début elle voulait me faire croire, mais je les retrouvais dans sa poubelle. Après elle les laissait juste là où je les avais posés. Alors j'ai pensé qu'elle aimerait autre chose, mais non. Elle a arrêté de manger tout ce que j'apportais.

Quand on la voit passer, on dirait comme un fantôme. Moi j'ai grandi et grossi et je ressemble plus du tout à comment j'étais quand on se retrouvait toutes les deux dans les cuisines pour le goûter. Elle, on dirait qu'elle est encore plus petite et plus maigre. On dirait que bientôt on la verra plus.

Je sais pas si c'est parce que ses parents la regardent pas qu'elle disparaît, ou si c'est parce qu'elle disparaît que ses parents la regardent pas.



 

 

Ecrit pour les Impromptus littéraires avec l'incipit obligatoire : « Dans le petit boudoir de Mademoiselle ».


 

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18 juin 2009 4 18 /06 /juin /2009 10:41

Une semaine.

Une semaine sans cadavre.

Les gars commençaient à trouver le temps long.

Pas qu’au prétexte qu’on est flic on a forcément une attirance macabre pour la viande froide, mais c’est qu’ici on s’était un peu fait une spécialité dans le crime de sang. Plus par élimination que par vocation, pour dire le vrai, n’empêche qu’au final, il nous en venait des quatre coins du pays, des collègues avec des macchabées encombrants qui voulaient qu’on les aide. Alors une semaine sans le moindre petit bout de meurtre, c’était foutrement inhabituel.

C’est pas tant qu’on s’ennuyait, faut pas croire. On avait toujours bien nos ivrognes à mettre en cellule de dégrisement et l’hiver, on ramassait large, même les pas bourrés, histoire qu’ils passent la nuit au chaud. Et puis y avait les gamins, ceux qu’avaient plus besoin d’aller à l’école qu’en prison, à qui ça faisait jamais de mal qu’on prenne le temps de foutre un peu la trouille… Pour ça, on se servait de Dédé. Dédé, c’est pas le mauvais bougre, c’est même un sacrément fin limier, mais la nature a pas été trop clémente avec lui et, pas rasé, il ferait peur à un régiment entier de légionnaires. Alors quand on attrape un môme, le Dédé il se déguise en crado, il ébouriffe sa tignasse et on le colle au trou pour montrer aux gosses ce qu’ils deviendront s’ils continuent. Nous on se marre et y a des gamins que ça suffit à remettre dans le droit chemin.

Mais faut bien dire ce qui est, tout ça, pour les statistiques, c’est pas bon. Sans cadavre, on n’a pas grand-chose pour faire écran et au bout d’un moment, ça risque de se voir qu’on fait bien gaffe à pas retrouver les sans-papiers qu’il faudrait « reconduire ». A pas mettre la main sur les petites prostituées du boulevard qu’ont déjà bien assez de soucis sans qu’on en rajoute. Même les pilleurs de banques, on n’a plus le cœur à les emmerder. On préfère les vrais méchants. Un assassin, y a quand même moins de risques que ce soit le bon gars qu’a pas de chance.

Alors on n’est pas exactement désœuvré, mais faudrait pas que la situation s’éternise. Le Riton, par exemple, il commence à s’agiter. Riton, c’est notre légiste. Hier, il a craqué, il a sorti une vieille du frigo pour la découper. Elle était morte dans son lit de sa belle mort, comme on dit, à 102 ans. Une chance que personne ait réclamé le corps sinon on aurait pris un sacré savon.

Le seul mort qu’on a eu de toute la semaine, on n’a pas pu le garder. Il nous est venu tout droit d’Angleterre par le tunnel sous la manche. On l’a trouvé à l’arrivée, mais à sa coupe de cheveux il était évident qu’il était de là-bas et vu son état de décomposition, ça faisait pas un pli qu’il était mort bien avant le départ du train. On a donc dû le laisser aux collègues de Scotland Yard, avec interdiction d’y toucher avant de le restituer. Ils sont pointilleux, là-dessus, les grands bretons. Quand ils sont venus le chercher, on en a profité pour proposer un genre d’échange de vues, un partage d’expérience, un coup de main en somme.

Ils étaient pas complètement contre. On a essayé de discuter scène de crime, test ADN, profileur, calibre et test de résidu de poudre, mais ils avaient beau parler un peu français et nous un peu anglais, le vocabulaire technique c’était pas ça.

Alors ils nous ont parlé de Navarro, on leur a parlé de Miss Marple, on s’est engueulé en parlant foot et rugby, réconcilié en buvant une bière belge et ils sont repartis avec leur cadavre. La coopération franco-rosbeef, c’était pas pour cette fois.



Ecrit pour les Impromptus littéraires sur le thème de la Grande-Bretagne.

 



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9 juin 2009 2 09 /06 /juin /2009 23:44
 

C'est quand je me suis rendu compte, au petit matin, que je n'avais finalement éprouvé aucune satisfaction avec ma dernière femme que j'ai viré de bord.

J'ai décidé d'essayer les hommes. Après tout, c'était un peu par conformisme que mon choix s'était naturellement porté sur les femmes, mais je ne voyais pas de raison majeure de ne pas changer.

J'ai observé, adapté mes méthodes d'approche à la gent masculine, choisi le premier de ses messieurs sur qui je testerais ma technique et je me suis lancé.

J'ai eu bien raison ! Non pas que ce soit particulièrement mieux ou moins bien. C'est simplement différent. Et j'avais justement besoin de changement.

Cette initiative m'a fait un bien fou.

Sans compter qu'elle a complètement dérouté la police, qui n'a fait aucun lien entre mes précédents meurtres de femmes et mes récentes tueries masculines.



Ecrit pour les Impromptus littéraires sur le thème « j'ai viré de bord ».



 

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3 juin 2009 3 03 /06 /juin /2009 10:37

Il s’est dépêché de disparaître avant que l’erreur ait un visage.

Son erreur est née quelques mois plus tard et elle a mon visage.

Je ne laisserai jamais dire encore qu’elle est une erreur.

 

Elle a bien grandi maintenant.

Elle sait bien elle aussi qu’elle n’est pas une erreur.

Elle a toujours mon visage, mais désormais elle a ses yeux.

Dans un bocal.

 

 

 

 

Ecrit pour les Impromptus littéraires avec pour contrainte de commencer par la phrase « Il s’est dépêché de disparaître avant que l’erreur ait un visage. » de Virginie Lou.

 


 

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28 mai 2009 4 28 /05 /mai /2009 22:22
 

(pour les âmes sensibles, avertissement)




Rassuré monsieur Krapov ? Ici on soigne ses lecteurs, hein ?







(pour une perche impromptue tendue par Joe Krapov, réalisée avec le concours de Mister T.)

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25 mai 2009 1 25 /05 /mai /2009 16:49


Je revois encore et encore cette chaussure qui traînait, là, toute seule, au milieu de l’entrée.

Bien sûr qu’en soi ce n’était pas si grave. Bien sûr. Je le sais bien. Je ne suis pas folle. Je sais me montrer raisonnable et mesurée. Cette chaussure plantée là devant la porte du salon n’était pas à proprement parler un problème. Surtout quand on sait que je ne suis pas exactement à cheval sur le rangement. Il y avait d’ailleurs ce jour-là trois paires de chaussures de la petite éparpillées au salon et j’avais balancé les miennes dans le couloir entre la chambre et la salle de bain alors non, définitivement, cette chaussure-là ne constituait pas une atteinte à une quelconque règle de vie à la maison.

 

Pourtant…

Je ne sais pas.

 

Il y avait eu cette petite pique, là, lancée au tout début de notre histoire… « Y a qu’à compter tes chaussures pour savoir si t’es vraiment une fille ». J’avais joué l’offusquée en riant et l’avais rembarré d’un « En tout cas, faut bien être un mec pour balancer des clichés pareils ! ».

 

Et puis j’avais quand même compté mes chaussures, pour voir.

 

Du coup, au moment de faire de la place pour ses affaires quand il est venu s’installer, j’ai mis un point d’honneur à lui en faire en tout premier lieu pour ses pompes. En sacrifiant quelques-unes des miennes.

Les rouges et vertes à lanières un peu abîmées, mais que j’adorais. Les jaunes à fleurs rigolotes. Les trop hauts talons jamais portés. Les bottes qui me faisaient les jambes trop courtes. Les blanches sorties du placard deux fois ces huit dernières années. Les noires qui allaient avec tout, mais que je ne mettais avec rien. Les rouges qui n’allaient avec rien. Les de toutes les couleurs qui me faisaient tellement mal que je n’étais jamais allée plus loin que l’ascenseur avec. Les baskets pour courir si des fois un jour je voulais courir. Les mules un peu moches mais confortables.

J’y avais passé des heures. Une vraie torture. Je n’étais pas peu fière en lui annonçant : « Et pour tes chaussures, tiens, là, tu crois que tu auras assez de place mon ange ? » et qu’il avait répondu « Ah ça ! Largement ! C’est trop, même, mon amour… ».

 

Alors trouver cette chaussure, là, toute seule, au milieu du passage, à moins d’un mètre de ce grand placard tout vide où ne se trouvaient plus mes chaussures à moi… Je ne sais pas. Ma réaction a très probablement été un peu démesurée, je ne puis en disconvenir, mais mettez-vous à ma place…

 

A l’hôpital, ils ont dit qu’ils avaient mis trois heures à extraire la chaussure et qu’ils avaient réussi à limiter les dégâts. Ils ont dit aussi que, néanmoins, il pensera probablement à moi toute sa vie, désormais, à chaque fois qu’il videra son anus artificiel.

 

J’ai, depuis, le sentiment désagréable que notre relation n’est pas partie du bon pied.

 

 

 

 

Ecrit pour les Impromptus littéraires sur le thème « Chaussure ».

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