Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
7 août 2013 3 07 /08 /août /2013 00:48
  
Il y a un truc que j’adore, c’est la blague, bonne ou moins bonne, qui te fait pleurer de rire à chaque fois que tu l’entends, qui fait marrer aussi tes proches, qui te fait rire à chaque fois qu’un de tes proches te la sert ou que tu la sers toi-même dans ton cercle d’initiés, mais que tu vas sortir un jour hors du cercle en question et qui va marcher quand même… La découverte hasardeuse d’une référence commune avec quelqu’un dont t’aurais pas forcément parié qu’il pouvait être aussi con et/ou aussi bon public que toi rend toujours la blague encore plus drôle, ce qui t’amène immanquablement à des niveaux de poilade de compétition et, comme chacun le sait, c’est bon de rire parfois(*), alors j’adore ça.

Dans cette catégorie de blagues, il y a celles que tout le monde connait (le fameux « ça dépend ça dépasse », par exemple) dont l'effet sur-poilade lié à la surprise de la référence commune se trouve quelque peu altéré par la trop grande popularité du gag. En revanche, les blagues qui se situent à un degré d’universalité inférieur peuvent atteindre des niveaux insensés de drôlerie quand elles rencontrent un public insoupçonné… Dans cette catégorie, on trouvera par exemple le (fameux ?) « c’est qui Riri ? » et, dans une catégorie sans doute intermédiaire, la blague qui a illuminé mon déjeuner :


 
Elle arrivait à point nommé dans la conversation avec ma copine et a permis, on n’en doutera pas, d’élever notre débat du jour et les grandes théories qu’il nous a inspirées sur le pourquoi du comment de la difficulté à sortir d’un désert sexuel et/ou sentimental – les deux étant ou n’étant pas liés, ça dépend ça dépasse – alors qu’il est si facile d’y entrer.
Une fois écartées les vraies bonnes excuses (« entre le boulot, l’école, les courses, etc., où veux-tu que je trouve le temps de me faire sauter ? » et « de toute façon je suis grosse et moche alors c’est normal »), nous avons trouvé des tas d’explications plus ou moins foireuses, le but de ce genre de conversations n’étant évidemment pas d’apporter des réponses au grand mystère de la vie sexuelle (ou non) des participantes au débat, mais surtout de leur permettre de se dire : 1) « ça me rassure je suis pas toute seule » ou : 2) « nan mais de toute façon moi c’est pas pareil elle peut pas comprendre ».
Ça ne sert donc à rien, mais pour peu que les causeuses partagent ne serait-ce qu’un peu de leur sens de l’humour (voir plus haut), y a moyen de se marrer un bon coup, à défaut d’en tirer un.
Mais là n’est pas le propos – même si nous avons bien ri.

Au cours de cette conversation avec ma copine au sujet, donc, de ma vie sexuelle dont l’avenir dépend en grande partie de ma capacité à percer le mystère précédemment évoqué, elle est arrivée (ma copine) à une conclusion peu glorieuse, mais assez juste, à mon sujet.
[Pour respecter le secret de la conversation de filles ainsi que sa vie privée, je tairai ici les conclusions la concernant, mais c’est carrément encore pire que moi ! Sans déconner.]
[Non, c’est même pas vrai, mais ça me fait plaisir]
Ainsi donc, elle a conclu avec le constat suivant : « Tu as des critères drastiques à l’égard des hommes, au point qu’il ne te reste qu’un choix réduit à peau de chagrin et, pour autant, tu ne ramènes que des tordus parfaitement incompatibles avec toi. »
[On notera qu’elle n’a pas dit : « T’es trop difficile » - le truc qu’on dit aux moches pour les consoler]
Elle a par ailleurs ajouté qu’en me montrant un peu plus ouverte (au figuré) je tomberais probablement sur des hommes bien plus normaux – qui sont finalement (à ce qu’elle semblait croire) plus nombreux que mes timbrés habituels…
Et je me suis dit qu’après tout, elle avait sans doute raison ! Alors ni une ni deux, comme il se trouvait qu’exceptionnellement j’étais plutôt bien habillée, en talons, épilée et, cerise sur le gâteau, sans enfant pour la soirée, j’ai décidé de tenter ma chance (et le diable) en allant boire un verre dans un bar en sortant du bureau et, un peu d’alcool aidant, en me montrant « ouverte ».
Et ça a très bien marché.
Enfin… quand je dis très bien… j’ai quand même eu le temps de siroter quatre verres de blanc avant qu’un type d’apparence très normale vienne enfin m’aborder, et mon premier réflexe a été de le snober, avant de me souvenir que j’avais décidé d’être ouverte. Il devait être au moins aussi désespéré que moi, parce qu’il ne s’est pas fait prier quand je me suis radoucie, et ce manque d’amour propre aurait dû, plus encore que sa normalité, me faire fuir, mais j’ai résisté. Il m’a assommée avec sa conversation normale (ajoutée à mon alcoolémie grimpante), mais il n’était pas à proprement parler vilain, alors je me suis dit que je pouvais quand même essayer de sortir du désert sexuel, à défaut du désert sentimental… J’ai envoyé des signaux un peu plus clairs quant à mes intentions, qui rejoignaient manifestement les siennes parce qu’il a été assez prompt à me proposer le fameux dernier verre chez lui. Qu’on n’a jamais bu. Et je me demande d’ailleurs si on est vraiment chez lui.
Dans l’obscurité, je n’avais pas remarqué, mais il fait jour maintenant et ce que je vois ne ressemble pas du tout à un lieu habité. Le matelas sur lequel je suis couchée est nu – moi aussi d’ailleurs – le placard ouvert en face de moi est vide, il n’y a pas la moindre décoration, rien qui traîne à part mes vêtement éparpillés et il n’y a pas de rideaux aux fenêtres. D’ailleurs, dans ma position, je ne me rends pas compte, mais il n’est pas impossible que les gens de l’immeuble d’en face me voient. Je ne peux pas vérifier, parce que mes poignets sont attachés dans mon dos à mes chevilles et j’ai tellement mal partout que je ne vois même pas quel genre de mouvement je pourrais tenter de faire, mais ce serait vraiment gênant, que les voisins me voient.
D’un autre côté, s’ils ne me voient pas, je me demande qui pensera à venir me chercher ici.
Mais si je finis par me sortir de ce merdier, je demanderai quand même à ma copine de me préciser ce qu’elle entendait exactement par « des hommes normaux ».
 
 
(*) Tout le monde le dit :  

 

Partager cet article

Repost 0
Published by poupoune - dans inspirationS
commenter cet article

commentaires

caro 28/10/2013 11:12

Moi non plus, je ne les comprends pas et surtout je n'ai pas envie je crois ;)

C'est vrai ça Hyckz elle revient quand....

poupoune 28/10/2013 22:56



Aaaaah Hyckz... elle refera peut-être une apparition par ici... mais c'est pas sûr ! 



stipe 07/08/2013 09:52

le pauvre, il a été obligé de t'attacher pour que tu arrêtes de lui sauter dessus. On n'aime pas ça, mais on est bien obligé quand on tombe sur une nympho dans ton genre...

poupoune 07/08/2013 16:06



Et voilà. Je m'en doutais. De toute façon je suis nulle avec les hommes. Je ne les comprends pas.



Walrus 07/08/2013 08:47

T'en fais pas, Hyckz est sur le coup, elle retrouvera ton cadavre !

poupoune 07/08/2013 16:05



Chouette.


(Ce serait pas possible de mettre... euh...  je sais pas... Rintintin, sur le coup, par exemple ?)



C'est Qui ?

  • poupoune
  • Je suis au-dessus de tout soupçon.
  • Je suis au-dessus de tout soupçon.

En version longue

   couv3-copie-1

Recherche

J'y Passe Du (Bon) Temps