Lundi 8 septembre 2008
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14:51
Il est sept heures.
J’entends au loin la radio qui annonce son flash d’information.
Je m’étire, dénoue mes muscles, décoince mon dos courbatu… La journée va sans aucun doute être belle, mais les nuits
commencent à être un peu fraiches.
Le bruit de la douche s’est ajouté à celui de la radio. La maison s’éveille peu à peu. Bientôt le petit déjeuner, dans
la cour chaleureuse, pour profiter aussi longtemps que possible de la douceur de l’air et du soleil, de plus en plus timide mais toujours tellement agréable avant d’aller à l’école, au
travail…
Le petit qui descend en trombe les escaliers. Cette fois ça y est, toute la maisonnée est d’attaque… On sort les bols,
la confiture, les couverts.
Et voilà l’odeur. D’abord celle du café en train de passer. Puis celle du chocolat chaud du petit. Enfin celle du pain
grillé : la meilleure. La pire. Celle-là éveille instantanément mon appétit. Me rappelle que je n’ai pas assez mangé hier. Que je ne mangerai sans doute pas assez aujourd’hui.
Ils déjeunent à l’extérieur aussi longtemps que le soleil se lève avant eux.
Moi je rêve de leur intérieur toutes les nuits.
Je dors à l’abri de leur haie, au fond du jardin, depuis que j’ai perdu mon travail et mon appartement.
Participation aux "Impromptus littéraires" avec la contrainte de broder, en prose
ou en vers, sur la photo ci-dessus et la thématique "Dans la cour, flottait une odeur de pain grillé"
Par Poupoune
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Publié dans : Les impromptus
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Mercredi 3 septembre 2008
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10:44
C’est un doigt de tendresse comme un rayon de lune
Posé en une caresse sur l’étang de
fortune
Creusé par mon bassin qui sous ta main
ondule
Pour se perdre au rythme d’un amour
incrédule
Ce sont tes lèvres offertes à la morsure
brûlante
De mes baisers empreints d’une fougue
émouvante
Ne pas perdre une goutte de cette source
enivrante
D’où émane la chaleur d’une passion
frissonnante
C’est ta main qui parcourt le jardin de mon
corps
Cueillant la fleur d’amour qui pousse sans
effort
Quand tu sèmes en douceur la promesse d’un
encore
Sur le grain de ma peau que le désir
dévore
C’est ton souffle apaisé sur un doute
envolé
Qui murmure à mon âme un tendre aveu
muet
Le plaisir partagé d’une étreinte
passionnée
Un air d’amour léger par le vent
emporté
Par Poupoune
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Publié dans : Perso
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Mardi 2 septembre 2008
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14:30
Elle avait apporté des fleurs de Tournesol
Une bien grosse tête pour une si petite guibole
Trop voyante, qui agresse, dérange et affriole
A son image : éclat, morgue et gaudriole
Participation aux "Impromptus littéraires" avec la contrainte : commencer par "Elle avait apporté des fleurs de Tournesol"
Par Poupoune
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Publié dans : Les impromptus
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Vendredi 22 août 2008
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08:59
34 degrés c’est un peu fort
final’ment j’ai peut-être eu tort
même si ma tête tourne pas encore
ça m’fait déjà chaud dans tout l’corps
34 degrés c’est trop pour moi
je l’sais ça m’le fait à chaque fois
j’vais parler fort marcher pas droit
rire bêt’ment sans savoir pourquoi
Et puis au coin d’une rue trop sombre
tangage et haut l’cœur s’ront du nombre
j’vais m’affaler dans la pénombre
c’est des coups à finir à l’ombre…
Participation aux "Impromptus littéraires" avec la contrainte "34 degrés à l'ombre"
Par Poupoune
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Publié dans : Les impromptus
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Jeudi 21 août 2008
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09:04
Voici ma première tentative de participation à un "jeu" proposé par Ecriture Ludique... Je ne suis pas bien sûre de savoir tout
bien faire comme il faut, mais... ben voilà, j'essaie !
La contrainte : "Calligramme"...
Et comme je ne suis pas certaine que le texte soit parfaitement lisible, le voici :
"neuf mois
Cachée dans ces généreuses rondeurs
une petite promesse de bonheur"
Par Poupoune
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Publié dans : Ecriture ludique
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c'est pas moi qui le dis...